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Gastronomie
Salon de l'agriculture : le Pays Basque abondamment médaillé au Concours Général
Salon de l'agriculture : le Pays Basque abondamment médaillé au Concours Général

| Baskulture / Alexandre de La Cerda 749 mots

Salon de l'agriculture : le Pays Basque abondamment médaillé au Concours Général

Photo de couverture : le député de la côte basque Vincent Bru devant l'étal de la ferme Elizaldia au Salon de l'Agriculture / à noter que déjà en mai 2022, Vincent Bru avait fait enregistrer une proposition de loi visant à reconnaître le caractère d'intérêt général de l'agriculture et agir efficacement dans l'espace rural : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b5228_proposition-loi

Si notre « champion » de la gastronomie basque, le producteur, salaisonnier et traiteur Pierre Oteiza a été médaillé au concours général agricole dans la catégorie saucissons et saucisses secs, ce n'est pas au Salon de l'agriculture à la Porte de Versailles que vous le rencontrerez mais bien (jusqu’au 3 mars tous les jours midi et soir) à sa boutique "Pierre Oteiza" au 18, boulevard Saint-Michel (Paris Vème) pour y déguster  ses merveilleuses spécialités. 
Rappelons également que vous pouvez réserver pour vos repas basques à Paris - Tablées de 8 personnes : Apéritif - Assortiment de charcuteries - Plat chaud - Fromages - Dessert - Vin & café - Ambiance conviviale, comme à la Maison ! 40€ tout compris / Réservations au tél. 05 59 37 56 11 ou 01 43 25 59 01  ou  evenements@pierreoteiza.com

Le concours général agricole

Les produits de la Ferme Elizaldia 5 fois médaillés.jpg
Les produits de la Ferme Elizaldia 5 fois médaillés ©
Les produits de la Ferme Elizaldia 5 fois médaillés.jpg

Cette année, ce sont les produits de la Ferme Elizaldia qui remportent la « palme » avec 5 médailles :

- Médaille d’or pour le jambon Don Ibane 24 mois

- Médaille d’argent pour le "Makila" (Saucisses sèche)

- Double médaille de bronze pour le Saucisson de montagne (catégorie saucisson et saucisson fermier)
- Médaille de bronze pour le Jambon Bayonne IGP 14 mois.

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Chez Oteiza à Paris pendant le Salon ©
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Signalons encore la médaille d’or obtenue par le confit d’Ascain pour son foie gras entier de canard en semi-conserve, les médailles d’or remportées par Agour à Hélette pour ses fromages sans oublier Bastidarra à Bardos médaillé pour ses yaourts.
Encore beaucoup d’autres lauréats basques / voyez la liste complète sur :  https://palmares.concours-general-agricole.fr/produits

Ne pas prendre le consommateur pour une chipolata

Dans la mouvance "food contemporaine", une série de start-ups a entrepris - avec l'aide des enragés "pastèques", des "rouges" recouverts d'une mince croûte "verte" - de convertir les consommateurs européens au « grillon grillé délicatement salé » en apéritif, ou à la « farine de… ver de farine » dans des préparations culinaires.
Convertir les gens à la nourriture à base de crickets, fourmis, scarabées, à l’état adulte ou larvaire... Pourquoi pas à base des composts humains de personnes âgées euthanasiées - voire "suicidées" - comme dans le film "Soylent green" ("Soleil vert") avec Charlton Heston... 

On relève par exemple que la firme française Ÿnsect qui se présente comme le leader mondial des protéines et engrais naturels d’insectes avait d'abord livré ses premiers clients en pet food (nourriture pour animaux de compagnie) avant de produire désormais 100 000 tonnes de vers de farine et de scarabées par an pour « réinventer la chaîne alimentaire » en proposant des solutions pour les hommes, pour les animaux et pour les plantes, avec une gamme de fertilisants à partir des déjections des insectes, à un coût maîtrisé !
Gageons que les premiers concernés, les cultivateurs et les éleveurs, seront plus faciles à convaincre de leurs bienfaits que les 
gastronomes !

D’ailleurs, dans son édito d’hier sous la signature de Benoît Lasserre à propos du décret gouvernemental (publié mardi) interdisant à des articles végétaux des dénominations réservées à des produits d’origine animale, le quotidien « Sud ouest » n’hésitait pas à balancer « quelques vérités, attestées par des études scientifiques. La viande végétale ne serait pas si bonne que ça pour la santé, parfois pire encore que la viande animale dont on sait qu’une consommation exagérée aggrave les risques d’accidents cardiovasculaires et de cancers. La nouvelle génération de bouchers est d’ailleurs la première à proclamer qu’il faut réduire la quantité pour améliorer la qualité et privilégier la traçabilité. Quant à la viande cellulaire, proscrite en France, n’en parlons pas ! Soutenue et financée par les milliardaires de la Silicon Valley, elle est à la gastronomie ce que Frankenstein est à l’espèce humaine ».
Et d’ajouter cependant : « Dénoncer cette incorrecte appropriation des mots saucisse ou escalope ne signifie cependant pas s’illusionner sur les intentions gouvernementales. Le décret surgit, à point, en pleine crise agricole et à l’heure du Salon où la croupe des vaches n’est pas la seule à se faire bichonner. Si ce décret, certes nécessaire, suffisait à panser les plaies paysannes, ça se saurait. D’autant plus qu’il ne concerne que les produits français et pas ceux d’importation. L’essentiel est que ni l’exécutif ni les vegan ne prennent le consommateur pour une chipolata ».

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