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Patrimoine
Guggenheim de Bilbao : un nombre record de visiteurs pour les voitures de Norman Foster !
Guggenheim de Bilbao : un nombre record de visiteurs pour les voitures de Norman Foster !

| Anne de La Cerda 1024 mots

Guggenheim de Bilbao : un nombre record de visiteurs pour les voitures de Norman Foster !

L'exposition de l'architecte britannique Norman Foster sur la relation entre l'automobile, l'art et l'architecture au Musée Guggenheim de Bilbao vient de dépasser un demi-million de visiteurs depuis son inauguration en avril dernier, comptant désormais parmi les manifestations ayant attiré le plus de public depuis l'ouverture du musée il y a 25 ans !

« Motion. Autos, Art, Architecture » constitue un véritable défilé des 38 plus futuristes voitures du monde de diverses époques est présenté actuellement au musée Guggenheim à Bilbao. Certains de ces véhicules appartiennent à la famille Foster, d’autres proviennent d'institutions ou collections privées, sélectionnées pour leur originalité, leur design, leur technicité.

Cet événement de grande envergure parrainé par Iberdrola et Volkswagen Group, est organisé par la Fondation du célèbre architecte high Tech d’origine anglaise Norman Foster. Décoré de l'ordre du Mérite en 1997 par la reine Elisabeth II, il reçut le titre de baron et la médaille d’or du RIBA (Royal Institut of British Academy) . Lauréat du prix Pritzker en 1999, et architecte très apprécié en Biscaye, à l’origine du design des bouches de métro de Bilbao, Norman Foster travaille actuellement en collaboration avec l’architecte basque Luis María Uriarte sur l’importante rénovation du musée Bellas-Artes de la capitale économique du Pays Basque espagnol. Créée en 1999, sa fondation dont le siège se situe à Madrid, a pour but de promouvoir la recherche interdisciplinaire, l’éducation et le soutien de projets d’urbanisme d’architectures et de design.

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Réplique d’un atelier de modelage en argile (Cadillac Studio) ©
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Parmi les partenaires de l'exposition, Cadillac Studio présente une réplique d’un atelier de modelage en argile du premier véhicule entièrement électrique de la marque – Lyrio, pour illustrer les méthodes originales et contemporaines de fabrication des automobiles.

Et durant l'exposition, des études sur la voiture du futur par des étudiants issus de seize écoles de design et d’architecture de quatre continents accompagneront la présentation des véhicules appartenant à la famille Foster ou à  collectionneurs privés. 

Mises en scènes dans diverses salles par des œuvres d’art peintures dont une sérigraphie sur toile de Warhol, des photographies, films, les sculptures dont l'une toute en rondeur d'Henry Moore et un immense mobile d’Alexander Calder invitent à réfléchir et concevoir la dimension 3D.

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Lancia Stratos Zero (1970) ©
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Extraites des camions, les voitures de divers époques aux aspects hétéroclites de formes aéronautiques ou de couleurs acidulées, ont été mises en place avec un grand soin par une dizaine d’opérateurs afin d’éviter la moindre rayures ou bosselures, on peut citer parmi elles :   Wifredo Ricart (1952) , R. Buckminster Fuller (1933-34), Bugatti Type 1936, une Chrysler Airflow (1934), une Bentley R-Type Continental (1953), une BMW 600 (1957), une Jaguar E-Type (1963), une Firebird I (1954) , une Rolls Royce 40/50 ainsi que l’ audacieuse et immense Cadillac Eldorado Biarritz (1959). Créée en 1952, l'Eldorado avait été prêtée au président Einsenhower. La version postérieure de l'Eldorado Biarritz à la taille immense et baroque, fut créée à l'époque du Baby Boom pour les riches américains,  qui voulaient épater en cabriolé les  baigneuses lors des séjours à Biarritz.

Féeriques, elles témoignent de l’extraordinaire dynamisme technique, artistique du XXème siècle qui avait débuté lors de l’industrialisation à la fin  XIXème. 

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La voiture "minimum" de Le Corbusier qui aurait inspiré la 2cv ©
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 La voiture "minimum" de Le Corbusier qui aurait inspiré la 2cv
Présentée comme « la voiture minimaliste la plus pratique » : l’architecte Le Corbusier avait participé à un concours de design parrainé par l’Association française des ingénieurs de l’automobile pour fabriquer une voiture simple, produite en série au prix de 8 000 francs.
La formule simple et harmonieuse de la « Voiture Minimum » comportait un habitacle spacieux avec une banquette avant de trois places de front, tandis qu’un quatrième siège, pliant, permettait de la transformer en un « petit lit de camp »… Plus tard, Le Corbusier déclara que cette voiture avait constitué la source d’inspiration de la Citroën 2CV !

Aujourd'hui  la conception de voitures électriques plus propres et non bruyantes que les véhicules à essence se développent de plus en plus. La technologie avançant rapidement, on pourrait  peut être  imaginer des voitures volantes hybrides munies de panneaux solaires.

Jusqu'au 18 septembre Exposition "Motions  Autos, Art, Architecture" au Musée Guggenheim à Bilbao. Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h

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On découvrira encore au Guggenheim à Bilbao une exposition Serra-Seurat avec plus d’une vingtaine de dessins du néo-impressionniste Georges Seurat (1859-1891) qui dialoguent pour mettre en lumière le noir sur les ondulations d’un papier Michallet avec les Ramble Drawings ( Dessins Parcours) sur papier japonais au relief accidenté du sculpteur contemporain Richard Serra (1938), admirateur du maître d’art. 

Lorsque Richard Serra découvrit l’oeuvre de Georges Seurat, ce fut une révélation pour l’artiste américain. L’inventeur de la technique dite divisionniste, de division du ton, appelée également peinture optique le pointillisme, le peintre post impressionniste Georges Seurat (1859-1891) influença les mouvements avant-gardistes du XXème fauviste, cubiste et futuriste.

Fils d’un huissier de justice, ce dernier s’était destiné malgré tout à l’art. Bien qu’admis à l’école des Beaux-Arts à Paris, il abandonna ses études académiques pour se lancer dans l’aventure artistique avec un groupe d’ amis peintres dont Edmond Aman-Jean et Ernest Laurent.

Excellent dessinateur, Seurat se consacra au noir et blanc puis inventa le chromo-luminarisme appelé plus couramment le pointillisme s’inspirant de la Grammaire des arts et du dessin (1867) du critique d’art Charles Blanc ainsi que de la loi du contraste simultané des couleurs du chimiste Michel-Eugène Chevreuil prouvant que la couleur n’existe que par rapport aux autres. Le maître d’art s’inspira également de la théorie scientifique de la décomposition et recomposition des couleurs du physicien Ogden Rood.

A son époque et durant sa courte vie (il décédera d’une infection pulmonaire à l’âge de 31 ans), Georges Seurat ne sera pourtant pas reconnu. 

Son ami peintre Paul Signac dira à son sujet : « Au moment de la mort de Seurat, les critiques rendaient justice à son talent, mais trouvaient qu'il ne laissait aucune œuvre. Il me semble au contraire qu'il a donné tout ce qu'il pouvait donner, et admirablement. Il aurait certainement encore beaucoup produit et progressé, mais sa tâche était accomplie. Il avait tout passé en revue et instauré presque définitivement le blanc et le noir, les harmonies de ligne, la composition, le contraste et l'harmonie de la couleur. Que peut-on demander de plus à un peintre ? ».

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