0
Histoire
Manex Barace : Tour du monde 2019 (2ème partie) © Manex Barace

| Manex Barace

Manex Barace : Tour du monde 2019 (2ème partie)

Toujours assoiffé de revoir certains endroits du globe qui lui avaient beaucoup plus dans le passé, et en découvrir d’autres qu’il regrettait de n’avoir pas découverts, un nouveau projet a vu le jour et s’est concrétisé au printemps 2019, « avant que le passeport de notre infatigable journaliste / globe-trotter (et chanteur du groupe Oldarra) ne soit périmé »… La semaine dernière, Manex Barace s’était envolé pour e Sri Lanka.

Vendredi 5 avril 2019 :
Village d’Habarana (Sri Lanka). Après le petit déjeuner, règlement de mes boissons. 550 roupies la bière (230 en ville), 150 roupies par bouteille d’eau. S’ajoute 10% de service. A payer :  1980 roupies. Une affaire, pour qui vient d’Europe. Départ à 7h30 pour Dambulla. Nishan ne s’arrête pas à ce que je pense être le temple d’Or, arrêt prévu dans mon programme mais pas dans le sien. Arrêt photo quand même sur mon insistance, à défaut de visite. Peut-être me suis-je trompé en voyant ce beau temple sur la route et que le temple d’Or de Dambulla est en réalité la structure troglodyte que l’on atteint après avoir gravi plusieurs centaines de marches dans la montagne ? Impossible de le savoir, toutes les informations sont écrites en Tamoul et en Singhalais et comme Nishan garde précieusement les tickets d’entrée dans les sites (justificatifs vis-à-vis de son agence) lorsque c’est lui qui paye et quelque peu avare en explications, tout est un peu flou. Construit sous le règne du roi Walagambahu au Ier siècle avant JC. Ce temple est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. On se déchausse et dépose ses chaussures à la consigne (payante) pour enfin pourvoir admirer les magnifiques représentations du Bouddha. Des centaines de peintures sur les murs et plafonds, des dizaines de statues dans chaque salle. Parait-il la plus large surface de fresques au monde, selon le programme de mon agence Sri-Lankaise. Cela mérite amplement la transpiration et l’essoufflement durant la montée.
Sur la route de Matale, visite (très commerciale) d’un « jardin d’épices », choisi parmi les centaines du genre que compte l’île. Ici ce serait le plus authentique, qui exploite(rait) plus de 150 hectares quelque part dans la montagne autour de Matale… Visite commentée intéressante tout de même pour en connaître davantage sur la culture des épices et des différents procédés de transformation. Inévitable « temps libre » dans la boutique… Contrairement aux jours précédents, « je n’ai pas faim », donc pas d’arrêt et poursuite du périple en direction de Kandy (800.000 habitants), centre culturel du pays tombé entre les mains des Anglais dès 1815. Ville nichée dans une vallée verdoyante, entre les dernières rizières et les premières plantations de thé (je n’ai rien vu, représailles du chauffeur ou pas la bonne saison ?), je ne verrai à Kandy que le Temple de la dent sacrée du Bouddha (centre de dévotion le plus important pour les Bouddhistes) jouxtant la rivière Mahaweli (334 km, plus grande rivière du Sri Lanka). Et à 15 heures, on quitte la ville. C’est tout ? C’est tout. Je resterai quelque peu sur ma faim. 100 km de route entre Habarana au nord et Kandy au centre, trajet de deux heures hors arrêts. Dans le programme en possession du chauffeur sont prévus la visite d’une « bijouterie artisanale », en fait la projection d’un documentaire sur les différentes pierres précieuses et semi-précieuses que l’on trouve au Sri Lanka, de l’extraction après creusement et bénédiction de galeries de mines jusqu’à la fabrication de bijoux. Intéressant tout de même. Passage rapide par le magasin… Comme ce n’est pas encore l’heure du spectacle de danses Sri-Lankaises prévues au programme, détour par un magasin-usine ou usine-magasin où sont confectionnés des Batiks, avec visite très instructive dans les ateliers. Je ne ferai que traverser le magasin… Le spectacle de danses, dans l’auditorium d’un grand hôtel, est de grande qualité et fort applaudi par l’ensemble des touristes présents.
Bientôt 18 heures. Quelques 100 kilomètres parcourus aujourd’hui. La nuit tombe et l’orage éclate lorsque nous arrivons à la Thotupola Residence si j’en crois le nom sculpté sur la porte, petit hôtel ou grande maison d’hôtes située dans les environs de Kandy. Une douche avant le dîner à 19 heures. Trois autres chambres semblent occupées. La mienne bénéficie de la vue sur la rivière, mais comme il fait nuit… Envoi de quelques messages par WhatsApp avant la fatidique coupure de courant du soir entre 20h15 et 21h15. Petit avant-goût de nuit, couché dans un lit entouré d’une moustiquaire trouée. Eclairage à la bougie. 21h15 : Fiat Lux ! Je peux mettre à jour mes notes de voyage. Demain samedi (déjà) réveil à 6h30, petit déjeuner à 7h30 et départ à 8h30. Avec le regret de ne pas mieux (re)connaître Kandy (j’y étais venu plus longuement dans les années 80 et avais même passé une nuit au monastère de la Dent du Bouddha).
Samedi 6 avril 2019 :
Avant le départ à l’heure dite, le lever de soleil (très matinal) sur la rivière Mahaweli et ses rives boisées méritent d’y consacrer quelques photos. Premier arrêt programmé à Pinnawala où se trouve ce qui était à l’origine un « orphelinat pour éléphants », devenu de nos jours une (chère) attraction touristique… Sept pensionnaires lors de l’ouverture en 1975, une soixantaine actuellement, bénéficiant de la protection de la Wild Life Authority, si j’ai bien traduit. Il est 10 heures et Nishan me fait savoir que nous resterons ici trois heures « pour profiter du spectacle ». En fait je suis persuadé que cela l’arrange en cette dernière journée… Beaucoup trop de temps à mon goût, le ballet des pachydermes s’aspergeant dans l’eau me semblant un éternel recommencement. J’exige donc de partir à midi, ayant de surcroit terminé la carte mémoire de mon appareil photo et, si je quitte le site pour aller au parking, il faut repayer l’entrée ! De plus ou moins bonne grâce il y consent… Pour varier un peu, après le bain des mammifères et leur défilé dans la rue pour regagner leur lieu de repos (?), sur le chemin du retour à la voiture, visite d’un magasin proposant l’explication et la vente de papier réalisé à partir d’excréments d’éléphants. Processus bien expliqué et visualisé in situ. A midi, prière de patienter encore quelques minutes, le temps de voir remonter les éléphants de la rivière. De toute façon la circulation est totalement arrêtée. Priorité aux pachydermes ! Un éléphant remonte lentement, suivi à distance par un autre, puis encore un autre et encore d’autres.
Départ (enfin) pour visiter, conformément au programme en possession de mon chauffeur, et a priori difficilement modifiable, une usine-boutique de thé. Intéressantes explications (déjà connues) et dégustation de diverses variétés de thé (moi qui en boit rarement) dans le salon-boutique heureusement climatisé. Quelques arrêts sur mes demandes formelles pour photographier quelques paysages et scènes de vie, histoire de retarder l’arrivée à l’aéroport. Il est seulement 15h30 lorsque je récupère mes bagages dans le coffre du véhicule et donne une petite enveloppe à mon chauffeur qui n’attendait que cela pour partir (il était à mon service jusqu’à 18 heures pourtant). Le vol entre Colombo et Tokyo-Narita ne décollera qu’à 19h15, ce qui me laisse le temps de coucher sur le papier les faits marquants de la journée.
Les formalités de départ sont (heureusement) plus rapides que celles de l’arrivée (et encore je n’ai pas tout vu, mais n’anticipons pas). Le vol de SriLankan Airlines 454 (Airbus A330-300) décolle à l’heure prévue. Durée 8h50. Bien qu’il s’agisse d’un vol de nuit, j’ai pu obtenir un hublot.
Dimanche 7 avril 2019 :
Vol sans histoire : un dîner, une courte nuit et un petit déjeuner avant l’atterrissage sur le tarmac de Tokyo-Narita à 6h45 (HL), situé à quelques 60 kilomètres de la ville. C’est seulement vers 9 heures que je peux enfin récupérer ma valise, après près de deux heures de queue, comme tout le monde. Les agents préposés à l’immigration, la police et la douane seraient-ils tous muets ? Ils ne s’expriment que par gestes, sans aucun état d’âme, sans esquisser l’ombre d’un sourire… Les valises des voyageurs « retardés » par les formalités (dont photographie et prise des empreintes digitales !) sont rigoureusement rangées selon leur provenance. Prière de montrer patte blanche et justificatif pour les récupérer.
Comme prévu, une assistante du correspondant japonais de mon agence de voyages attend et me cherche, munie d’une feuille où est inscrit mon nom et me conduit au taxi réservé et payé. Le trajet entre Narita et Tokyo-Shinjuku prend près d’une heure. Il est 10 heures, le ciel est voilé et je suis fatigué. A la réception de l’hôtel Keio Plaza l’employé vérifie qu’une chambre est bien réservée à mon nom et payée, et me demande de bien vouloir repasser après 14 heures pour en prendre possession (c’est la règle au Japon). La batterie de mon Nikon étant entièrement déchargée, il me faut avant toute chose la recharger. Chose faite une fois trouvé une prise de type américain dans un salon de l’hôtel. Je vais enfin pouvoir faire mes premiers pas dans ce quartier parait-il idéalement situé de la mégapole. Pas trop loin de l’hôtel quand même. A 14 heures, une fois valise et sac récupérés à la bagagerie, découverte de la chambre 3407, située comme il se doit au 34e étage de cet hôtel qui en comporte 47. Chambre spacieuse, prévue pour au moins deux personnes, voire davantage, avec bouteille d’eau, radio, télévision (dont seulement deux canaux en anglais), Smartphone mis à la disposition des clients pour la durée de leur séjour (!). Une attention utile sans doute pour ceux qui souhaitent se rendre plus vite dans les magasins de luxe « suggérés », les itinéraires sont programmés. GPS, Internet, connexion Wi-Fi, appels téléphoniques offerts (pour ceux qui savent s’en servir, ce qui n’est pas mon cas). Au moins j’ai accès en français à la météo locale !
Après prise de quelques repères, marche vers un parc presque voisin, à la recherche de cerisiers en fleurs dont c’est l’époque de la floraison… Le temps est beau mais la température n’excède pas 16°. Assis ou couchés sur l’herbe, des milliers de personnes, en famille ou entre amis en train de pique-niquer calmement ou en musique. Tradition nippone du dimanche. Recherche fructueuse d’un célèbre temple shintoïste figurant sur le plan du quartier. Il est 17h30 et la nuit semble proche. Quelques menus achats dans un magasin ouvert 24h/24 et sans doute tous les jours : une bière et un paquet de pain de mie pour préparer mon dîner dans ma chambre. Demain il sera temps de découvrir plus en détail les petits restaurants du quartier (chic) s’il y en a…  Je m’informerai auprès de madame Junko Asai, qui doit accompagner mes premiers pas dans cette mégapole, qui m’a laissé un message à la réception. Cette dame qui a vécu en France et en Algérie (je l’apprendrai par la suite) me fera découvrir quelques endroits de Tokyo demain lundi, conformément au programme.
Shinjuku est le cœur de Tokyo, une partie de la ville que l’on ne doit pas manquer et qu’il est impossible de manquer, selon les guides touristiques. Ici passent la plupart des lignes de train et métro. Plus de 1,3 millions de voyageurs passent chaque jour par la station de Shinjuku, ce qui en fait la plus grande gare du monde en terme de fréquentation. Une gare immense, une dizaine d’étages et presque autant de centres commerciaux. A l’ouest se trouvent les nombreux gratte-ciels du quartier des affaires de la ville. L’architecture des buildings respire la modernité. C’est pourtant une partie de la ville plutôt propre (mais où sont les poubelles ?) et assez calme malgré les dizaines de milliers de citadins pressés, qui semble vivre au rythme des heures de bureau.
Rien vu d’intéressant à la télévision. Après une courte nuit dans l’avion et une journée bien remplie, rien ne vaut un bon lit pour récupérer…

 

 

Répondre à () :


Captcha

Newsletter

Ne ratez aucune actualité !

Abonnez-vous à notre newsletter via ce formulaire.

| Connexion | Inscription