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Centenaire de l’Armistice 14-18 : Russes et Serbes se souviennent…
Centenaire de l’Armistice 14-18 : Russes et Serbes se souviennent…
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| Alexandre de La Cerda

Centenaire de l’Armistice 14-18 : Russes et Serbes se souviennent…

Le mois de novembre arrive avec ses commémorations du centenaire de l’Armistice le 11 novembre… Lors de la présentation, la semaine dernière à l’Elysée, de « l’itinérance mémorielle et territoriale » (sic) que le chef de l’Etat compte effectuer dans l’Est et le Nord de la France à cette occasion, il avait été indiqué : « Le sens de cette commémoration, ce n’est pas de célébrer la victoire de 1918. Il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires » aspect qui avait été « négocié avec l’Allemagne, la « chancelière » Merkel étant une invitée de marque des cérémonies ». Emmanuel Macron ne sera pas davantage présent aux Invalides où « les armées organisent leur propre cérémonie pour rendre hommage aux militaires français ». En revanche, en Serbie, l’Ambassadeur de France, le maire de Belgrade, des représentants du gouvernement serbe et des anciens combattants avaient déposé une gerbe au monument au général Franchet d’Espèrey, commandant des forces alliées sur le Front d’Orient, qui avait libéré Čačak (Чачак en cyrillique) le 25 octobre 1918, ce qui lui valut la dignité de « Voivode du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes » (future Yougoslavie).

 « Heureusement qu'il y a la Serbie pour rendre hommage aux soldats de l'armée française (qui l'ont aidée à se libérer de l'occupation étrangère) parce que notre « chef des armées » a l'air de douter que notre victoire en 1918 fût militaire...», twittait l’historien Jean-Christophe Buisson (chaîne Histoire et RTL), également directeur adjoint du Figaro.

Or, il n’y a pas que la Serbie qui se souvient : hier à Bordeaux, en tant que consul (h) de Russie dans le Sud-Ouest, j'ai participé avec Ludovic Banas, directeur de l'Office National des Anciens Combattants à la remise des prix de l'ONAC aux élèves de l'école russe de Caudéran - dirigée par Elena Modebadze-Grand - qui avaient participé au concours national « Les petits artistes de la mémoire, regard des enfants sur la Grande Guerre » à l'occasion du centenaire de l’Armistice de la première guerre mondiale. Sujet du concours : écrire un récit retraçant la vie d'un poilu sur un carnet d'une trentaine de pages. Choix du sujet par nos élèves : le périple de Stepan Illich, soldat russe de Moscou au camp du Courneau à La Teste de Buch où sont enterrés douze soldats russes (nécropole du Natus). Originalité du carnet : tous les éléments sont des photos, des textes, un carnet, des décorations, un porte-carte, des insignes, des cartes postales et des journaux authentiques trouvés par les élèves dans 14 pays différents. Ce travail qui a duré six mois avec l'aide du professeur d'histoire Michel Grand est une véritable pièce de musée. A noter également la participation à ce beau projet d’une classe de l’École n°7 d’Armavir (ville fondée par des Arméniens dans le Kouban, en Russie méridionale) qui a été également récompensée. L'occasion de rappeler l'engagement conséquent de l'Empire russe dès le début de la guerre de 14 qui avait préservé Paris de l'entrée des Allemands et permis, en partie, le « miracle de la Marne », en attendant l'offensive Broussilov en 1916.

Par ailleurs, le professeur Michel Grand compte présenter officiellement ce carnet le 11 novembre et le 23 février à l’ambassade de Russie. De plus, une inauguration de la nouvelle nécropole du Natus comportant une inscription dédiée aux soldats russes aura lieu le 10 novembre avec une cérémonie émouvante en soirée. Le lendemain, 11 novembre, l’école russe de Caudéran déposera trois œillets - blanc, bleu et rouge - sur la tombe des 14 soldats russes du cimetière de Bordeaux. Auparavant, Michel Grand organisera le 1er novembre, avec une vingtaine de porte-drapeaux, une cérémonie pour deux soldats russes dont la sépulture a disparu. Et, sans doute, le 9 novembre, le dépôt de fleurs (et peut être d’une plaque mortuaire) sur la tombe d’un mécanicien de Normandie-Niemen, en présence de sa fille.

 

 

 

 

 

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