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Livre
Celle qui sait, roman historique publié par dorothée dieuzeide © DR

| François-Xavier Esponde

Celle qui sait, roman historique publié par dorothée dieuzeide

Agrégée de biologie, professeur à la fac de Montaury à Anglet, Dorothée Dieuzeide publie son premier livre / un premier tome paru, le second suit / intitulé « Celle qui sait » chez l’éditeur « Paul et Mike ».
Un récit romanesque qui se situe au IIIème siècle dans l’ancienne Vasconie, chez les Basques, sur la voie romaine entre Bordeaux, Dax, Garris, Saint-Jean-le-Vieux, Saint-Jean-Pied-de-Port et Pampelune.
Dans ce Pays Basque auquel se rattachaient anciennement les origines gasconnes et bigourdanes de la famille de l’auteur.
Dorothée Dieuzeide-Pinsolle, étudiante de Madame Saint Genèz à Largenté n’a pas manqué de remercier son professeur pour les encouragements prodigués à cette élève douée pour les Lettres et les Sciences.
Au pied des Pyrénées éternelles de l’Aquitania Romana menacée par les invasions et les maladies telles la peste, Beleiza guide son peuple de nomades, errants, sédentaires ou réfugiés dans les antres des montagnes, habités des croyances de la terre et sous la menace incessante des divinités du cosmos.
Le temps des solstices et les cultes attachés à leurs manifestations guident de ces autochtones qui sillonnent leur terre depuis Dax / Aquae Tarbellicae, Carasa / Garris, le Domaine du Gué-Saint-Jean-Pied-de-Port, et Imus Pyrenaeus – Saint-Jean-le-Vieux, vers Pompaelo, la ville de Pampelune fondée par Pompée.
Ces marcheurs et cavaliers du temps jadis traversent les montagnes le long des sentiers empruntés entre les villageois vers Banca, le pays des mines de cuivre exploitées par les Romains, et les Basques assignés à ces travaux d’extraction des profondeurs, ou en service dans les mines de fer du pays, dans un paysage naturel, primitif et protégé par les dieux.
Les noms de personnes, de lieux et des régions empruntées à la Vasconie et à sa langue, l’euskara, rendent le récit mythologique vivant.
Izhaun, atzain,  beleiza, erlantz, ika, lauergi, urraki,oian, aritz, txani, lizna elun, nekhaitz, adar, ibiko, eita, et tant d’autres rapportés dans les rencontres des témoins du roman, rendent l’histoire illustrée, située et ciblée dans un décor géographique au pied des sommets pyrénéens.
Au IIIème siècle de notre ère, la Vasconie est le théâtre coutumier des envahisseurs, des épidémies redoutables qui déciment les populations, et de rivalités belliqueuses intra-familiales, que relate le texte.
Comme en ces sociétés anciennes où l’adage “izena badu, bada”, le nom fait exister les sujets et leurs lieux, l’auteur du roman invite au voyage initiatique d’une société disparue dans ses racines mais bien présente encore par le langage, les racines ethnocentriques, les lieux géographiques rémanents, où demeure le cadre d’un pays singulier, la Vasconie, le pays des Basques.
Donner vie à la terre, ses racines, son véhicule langagier, sont une singularité agréable de ce livre en deux tomes, que le public aura à coeur de trouver dans cette lecture comme un reflet fidèle des autochtones basques d’aujourd’hui, attachés avec fierté à des histoires passées toujours revisitées par leurs témoins.
Dorothée Dieuzeide rend la trame de son ouvrage originale et parsemée de péripéties de la vie commune d’une société primitive qui nourrit encore de la nostalgie ou de l’envie ! Un livre situé dans le temps et l’histoire régionale à lire et été.

« Celle qui sait » de Dorothée Dieuzeide, 328 pages, 17 €, éditions Paul & Mike

 

 

 

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