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Azaroaren 30ean, denak Parisera ! Pour le droit d’enseigner le/en basque ! © DR- Le sénateur Max Brisson a interrogé le ministre de l’Education Nationale

| ALC

Azaroaren 30ean, denak Parisera ! Pour le droit d’enseigner le/en basque !

Samedi 30 novembre prochain, Paris verra défiler toutes les provinces de France, du moins celles qui tiennent à leur langue et à leurs coutumes, et le Pays Basque ne sera pas de reste comme l’expriment dans leur appel à se joindre à cette manifestation la fédération « Euskal Haziak » qui qui regroupe les parents, enseignants et chefs d'établissements de l'enseignement libre (catholique) bilingue du Pays Basque. En cause : la réforme des enseignements au lycée, la réforme du baccalauréat, les propos tenus contre le modèle immersif, l’impossibilité de passer des examens comme le brevet entièrement en basque : « Depuis l’arrivée de Jean-Michel Blanquer à la tête du ministère de l’Education Nationale, les atteintes à l’enseignement de la langue basque et des autres langues territoriales se sont multipliées et amplifiées. Les conséquences néfastes sur les filières d’enseignement en langues territoriales sont déjà avérées et signalées par les enseignants et les parents d’élèves ».

Pour dénoncer cette situation, une mobilisation s’est organisée au niveau hexagonal rassemblant associations et politiques attachés à la défense des langues territoriales et de leur enseignement. Une pétition adressée au Ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer « Pour que vivent nos langues » appelle à un rassemblement à Paris le samedi 30 novembre à 11h. Parmi les élus qui ont signé cette pétition figure le sénateur Max Brisson qui, par ailleurs, avait déjà alerté le ministre lors de l’audition de Jean-Michel Blanquer par la Commission de l’éducation dans le cadre de la préparation de l’examen par le Sénat du budget 2020 : « J’interroge le ministre : la réforme du baccalauréat met en difficulté l’enseignement des langues régionales. Je demande à Jean-Michel Blanquer de comprendre l’inquiétude qui s’exprime dans les territoires et de répondre au défi posé par cette réforme pour assurer la transmission des langues de France »

Car, ce qui est en jeu selon les auteurs de la pétition, « c'est l'existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays Basque, dans l'ensemble occitan et dans bien d'autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques » (…) Or, « les populations concernées sont attachées à la sauvegarde du patrimoine linguistique et culturel de leurs territoires. Cependant les efforts de nombreux militants, parents d'élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l'enseignement catholique ainsi que des élus et bénévoles qui forment un réseau dense et actif, ne peuvent suffire face à la mauvaise volonté de l’État. Il n’existe en France aucune volonté réelle, derrière des apparences et des discours convenus, de la part des pouvoirs politiques qui se succèdent à la tête de l’État, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces.

La situation de l'enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues, est emblématique de cette mauvaise volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé... ». Nous constatons que non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais que les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par la politique de l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Encore plus que celle de ses prédécesseurs, sa politique conduit à accélérer le déclin de nos langues comme le montrent sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat le 21 mai dernier contre l’enseignement par immersion.
Les attaques contre l'enseignement de nos langues sont nombreuses.
La réforme des enseignements en lycée et de l’organisation du baccalauréat a des conséquences terribles pour toutes les filières de langues régionales, comme le prouvent les remontées de terrain montrant partout une chute dramatique des effectifs d’élèves inscrits en langues régionales.

Le discours officiel, ministre et recteurs en tête, présente cette réforme comme une « avancée » qui « conforte » et « valorise » ces langues et leur enseignement. En réalité elle les fragilise et les dévalorise, elle les prive de toute attractivité par la suppression de possibilités, par la mise en concurrence et par le jeu de coefficients ridicules pour la forme d’enseignement la plus répandue. Les chutes d’effectifs atteignent jusque 70% dans certaines classes de lycée ! C’est le règne du double langage qui continue au sein du Ministère de l’Éducation nationale, d’autant plus que les moyens financiers et humains sont toujours aussi insuffisants pour répondre aux besoins, particulièrement sur certains territoires ».

Déplorant « le refus de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs », les auteurs de la pétition rappellent que « l’enseignement immersif est d'usage courant en Europe et dans le monde pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec (vis à vis de l’anglais), pour le basque ou le catalan en Espagne (vis à vis du castillan), pour le gallois en Grande Bretagne (vis à vis de l’anglais), pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Il s'agit d'une pratique reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans le secteur de l’enseignement associatif avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, en Corse et au Pays basque. Alors que l’urgence devrait être de permettre d’étendre ces méthodes immersives efficaces à l'école publique et dans les écoles privées, selon la déclaration de M. Jean-Michel Blanquer devant le Sénat, « tout cela doit disparaître »!
D’où ce rassemblement de protestation pour « arrêter ces politiques linguicides et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l'image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la communauté autonome du Pays Basque ».

Pratique :
Autobus organisés (aller la veille, le vendredi 29 novembre) : Hendaye (21h, passage par Saint-Jean-de-Luz), Larceveau (20h45), Cambo (21h30) et Bayonne (22h).Retour : le jour même de la manifestation (30 novembre), départ de Paris vers 14h afin d'être au Pays Basque avant minuit.
Participation : 30 euros par personne / Inscription : euskalkonfederazioa@deiadar.org
Délai pour s'inscrire : mercredi 20 novembre

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