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Exposition
Musée Oiasso : le mur d’Hadrien
Musée Oiasso : le mur d’Hadrien

| Anne de La Cerda 358 mots

Musée Oiasso : le mur d’Hadrien

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Le mur d'Hadrien ©The Vindolanda Trust ©
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Vestiges du fort-de-vindolanda©The Vindolanda Trust ©
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Lettres de Vindolanda ©The Vindolanda Trust ©
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Cette semaine, l’exposition « Le mur d’Hadrien » a été inaugurée en collaboration avec le "Vindolanda Charitable Trust" au Musée romain d’Oiasso à Irun.

Sous les Romains, Oiasso, centre d’exploitation minière aux environs du Ier siècle, fut également un centre commercial très important avec ses ramifications implantées, en particulier des bassins de salaisons à Guétary ainsi que dans les Pyrénées et en Europe.

Créé en 1970, l’organisme de bienfaisance anglais le "Vindolanda Charitable Trust" a pour fonction d’établir des liens avec d’autres cites archéologiques et de gérer le musée. A l’origine, l’empereur Adrien (76-138) de la dynastie des Antonins, avait décidé d’organiser un empire consolidé par des frontières fortifiées. En 122, suite à de nombreuses défaites des Romains, fit construire le célèbre mur d’Hadrien au Nord de la Bretagne. Composée de pierres, la muraille mesurait 117 km et pouvait atteindre 3 mètres de large et 2 mètres de haut dans les endroits les plus névralgiques.

Situé à proximité de l’ancien fort de Vindolanda (intitulé également le fort romain de Chesterholm), au Nord, à la frontière de l’Angleterre et de l’Ecosse, les fouilles archéologiques du mur d’Hadrien ont permis de découvrir de nombreux objets organiques dont des tablettes de bois d’épica ou d’acacia lissé, support de la taille d’une carte postale, surnommées également lettres de Vindolanda écrites en latin. Des répliques d'objets trouvés dans la région, comme la Rudge Cup ou une curieuse souris en cuir et des photographies des fouilles datant de 1930 seront présentées à l’exposition.

Au-delà de son intérêt archéologique, l’exposition invite à réfléchir sur le sens même du « mur » en tant que frontière. A une époque où l'on a fait sauter les murs avec l'Europe, on s’est rendu compte qu’avec la pandémie du Covid, il était nécessaire dans certains cas, pour la survie d’une région ou d’un pays, d'en préserver les frontières en les fermant. "Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection" (Goethe).

A partir du 22 octobre, exposition « le Mur d’Hadrien » au musée d’Oiasso à Irun. 
10h- 14h du mardi au jeudi et dimanche
10h – 14h et de 16h à 19h le vendredi et samedi. Fermé le lundi / Entrée gratuite

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