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la lettre du Pays-Basque

Exposition

Les portraits phytomorphes d’Arcimboldo

Les "Fleurs" et le "Printemps" d'Acimboldo © museo Bellas Artes

Jusqu’au 5 février, l'exposition « Les fleurs et le printemps » dévoile à Bilbao les portraits phytomorphes de la série des quatre saisons du célèbre peintre italien du XVIème siècle Arcimboldo. Exposés pour la première fois au Musée Bellas Artes, ses quatorze portraits printaniers proviennent de collections privées auxquelles s’ajoutent le portrait de « Maximilien II » (1563) du Musée du Prado, « le printemps » (1563) du Musée de l'Académie royale des Beaux-Arts de San Fernando (Madrid), et deux exemplaires contemporains, « l’Automne » et « l'hiver », de la collection de la duchesse de Cardona (Cordoue, Espagne).

Pourvu d’une grande créativité, Giuseppe Arcimboldo, (vers 1527 à Milan - 11 juillet 1593 à Milan) assembla des végétaux, des animaux, pour composer ses portraits originaux et humoristiques.

Considéré comme un peintre maniériste, son style s’oppose à la reproduction parfaite de la  nature en rompant avec l'exactitude des proportions, l’assemblage des couleurs ou la réalité de l'espace, de manière à produire un nouvel effet émotionnel et artistique.

Son éducation artistique, le peintre l’acquit avec son père, lui-même peintre de la fabrique du Dôme à Milan. Remarqué tout d’abord par Ferdinand Ier de Bohême, de la maison des Habsbourg, ce seront Maximilien II et Emmanuel de Bavière, de la même dynastie régnante, qui révéleront son talent original et unique.

Devenu peintre de la cour, l’artiste leur dessina également des costumes pour des fêtes d’apparat.

A partir de 1572, ce dernier composa « les quatre saisons » aux effigies de fleurs, légumes et fruits. « Le printemps » faisait partie d'une série en hommage à la puissance de la famille Habsbourg qu’il glorifia. 27 ans après son exode, le peintre revint à Milan en 1587. Une allégorie du printemps composée d’une mosaïque de pétales de fleurs commandée par Rodolphe II, fut réalisé en deux versions : « Flora » en 1589, symbole de beauté, et « Flora Meretrix », en 1590, allégorie de la femme libre dont l’inspiration libertine rappelle l’effigie d’Agnès Sorel (la favorite de Charles VII) par Jean Fouquet(1420) ; ce seront ses derniers tableaux.

Léonard de Vinci ou Jérôme Bosch, par l’emploi d’objets détournés, auraient inspiré peut être Arcimboldo. Considéré de nos jours comme le précurseur du réalisme, ce grand artiste témoigne une fois de plus du génie artistique italien. Lui-même sera très imité.

Jusqu’au 5 février, exposition « Les fleurs et le printemps » par Arcimboldo , Salles 12 et 15 au Musée Bellas Artes, Plaza 2 à Bilbao. Ouvert tous les jours de 10h à 22h sauf le mardi, fermé.

Anne de  La Cerda

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