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la lettre du Pays-Basque

Patrimoine

Le tour du monde de Manex en 30 jours (II)

La grande barrière de corail © Manex Barace

Manex Barace poursuit son carnet d’un voyage autour du monde, du 25 mars au 23 avril 2018 : de Bangkok à Uluru-Ayers Rock

Dimanche 1er avril.
Récupération de la valise à Sydney pour passage de la douane, changement de terminal et enregistrement pour le vol Qantas 924 à destination de Cairns, porte d’entrée de la grande barrière de corail, première étape de ma découverte (rapide) de l’Australie. Départ retardé.  Sydney (9h45) - Cairns (12h45), durée : 3h05. A-t-il plu ou désinfecte-t-on les valises ? La mienne est toute mouillée. Shuttle jusqu’à l’hôtel Tropical Heritage pour 11 AUD. Nouvelle accoutumance à prévoir pour la valeur de l’argent. Pluie d’orage durant ma sieste puis promenade/découverte le long de l’esplanade qui longe  toute la baie. Achat dans un des innombrables points de vente de mon billet pour la « great adventure » que j’ai programmée pour demain lundi sur la « Great Barrier Feef » », la Grande Barrière de Corail. La météo n’est guère favorable pour les jours à venir mais le temps m’est compté et les places sur le catamaran en nombre limité… Dîner « fish and chips » arrosé de bière australienne. Surprise, comme c’est dimanche de Pâques, tous les prix sont majorés de 10% !

Lundi 2 avril.

Qui a dit que les vacances sont faites pour se reposer ? Encore un lever matinal (6h15) pour être à l’embarcadère vers 7h30 afin d’échanger mon bon de réservation contre le vrai ticket. Café et thé sont proposés gratuitement à bord avant le départ. Après, c’est payant ! Les conditions météo ne se sont pas améliorées. Orage sur le quai dans la file d’attente pour monter à bord. Zut, j’ai pensé au maillot de bain mais ni au coupe-vent ni au parapluie… Pluie et grosses vagues m’empêchent de profiter du pont extérieur… A 9h20, accostage à Green Island pour découverte de la végétation luxuriante et de la plage d’une île relativement protégée de la civilisation malgré la présence d’un club de vacances… Bain de mer sur la plage entre les drapeaux jaune et rouge à proximité du poste des Life Guards. Stupeur et gesticulations lors du retour sur le quai : nagent majestueusement le long du débarcadère une énorme tortue et un requin de belle taille…

A 12h30 arrivée sur le lieu d’observation des fonds coralliens, situé sur une plateforme ballotée par les vagues. Départ prévu à 15h20 pour le retour. Entre temps, buffet froid et chaud ouvert de 13 heures à 14h30 et activités diverses : observation des fonds depuis un semi-sous-marin (les passagers sont assis sous le niveau de l’océan mais la petite embarcation ne plonge pas), nage et plongée en scaphandre (obligatoire, présence possible de méduses) avec masque, tuba et palmes ou pour les plus chevronnés avec bouteille. L’expérience de la vision sous-marine est intéressante mais est quelque peu décevante en raison de l’état de l’océan. Rien à voir avec les photos des prospectus et autres cartes postales. Je pense toutefois avoir croisé Nemo (le poisson rigolo de Disney) ou un de ses cousins. 10 minutes de trempette sans avoir vu grand-chose… Retour à la marina de Cairns à 17h30. Mon repas du soir se réduira à une bière (le buffet de midi était copieux, surtout les pâtisseries…).

Mardi 3 avril.

Excursion au village de Kuranda (102 AUD) dont l’attrait principal est le survol d’une forêt pluviale primaire inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco car le village lui-même, c’est un mélange d’Ibardin et Dancharinea… Bus depuis Cairns et téléphérique. Survol de la canopée majestueux. Pour terminer l’après-midi, une fois retourné à l’hôtel vers 15h30, vu que la météo le permet, plongeon délassant au lagon, piscine municipale qui jouxte la marina, à l’extrémité sud de l’esplanade. La  ville de Cairns a eu la bonne idée de mettre à la disposition des promeneurs des espaces couverts aménagés où tout un chacun peu faire griller poissons et viandes. Excellente initiative dont ne se privent pas les vacanciers et les locaux. Pour ma part, en quête d’une pizza à emporter, ce sera finalement riz blanc, calamars et porc en sauce piquante pour le repas du soir. Un taxi est commandé par l’hôtel pour demain matin 6h30, afin de continuer vers le centre rouge d’Australie, Ayers Rock/Uluru. Décollage à 7h30, crois-je me souvenir.

Après vérification du plan de vol, consternation. L’agence m’en a envoyé deux, et dans le deuxième, reçu par la poste et sans explication aucune, le décollage du vol depuis Cairns à destination d’Ayers Rock/Uluru est programmé à 6h45…. Il est 20 heures. La réception de l’hôtel est fermée jusqu’à demain matin 7 heures. Je ne connais pas de téléphone de la compagnie. Google confirme l’horaire du vol matinal. Un courriel envoyé à l’agence en France restera sans aucune réponse. D’où une courte nuit agitée.

Mercredi 4 avril.

Pas ou peu dormi. Levé à 4h20 de façon à pouvoir quitter l’hôtel à 5 heures. Valise laissée à la réception, je sors dans la rue en quête d’un moyen de transport. Circulation nulle à cette heure… Chance ? Une navette est arrêtée près de l’hôtel Double Tree by Hilton où j’allais essayer de trouver quelqu’un en service pour demander de l’aide. Le chauffeur de la navette veut bien téléphoner à un taxi. Ouf ! A 5h20 un minibus arrive à l’hôtel Colonial Heritage et à 5h30 il me dépose à l’aéroport… Enregistrement rapide et attente, rassuré, de l’heure d’embarquement, une heure plus tard. J’ai eu chaud ! Vol Cairns – Ayers Rock/Uluru sans histoire. Frugal petit déjeuner à bord, un minuscule sandwich (à ???) et un verre de thé. Le paysage est aride, tantôt rougeâtre, tantôt jaunâtre, désertique ou montagneux, lunaire souvent. La vision par le hublot durant les dernières minutes avant l’atterrissage offre une vue magnifique sur les trois principaux sites pour lesquels tous les passagers ont fait le voyage. Arrivée à 9h10 heure locale (30 minutes de décalage avec la côte Est). Serait-ce la journée des catastrophes ? Comme une vingtaine d’autres, ma valise manque à l’appel car elle n’a pas été placée dans la soute du Boeing  717, question de volume et de poids, nous sera-t-il indiqué. « Don’t worry, man ! » Elle voyagera dans  l’avion transitant par Palm Spring et sera effectivement livrée dans ma chambre de l’hôtel Desert Garden dans l’après-midi. Navette gratuite assurant la desserte des hôtels. En attendant, il est seulement 10 heures du matin, c’est l’heure du check out pour les voyageurs en partance et les chambres ne sont disponibles qu’à partir de 15 heures… Rien d’autre à faire que commencer à essayer de prendre mes repères dans les dédales du complexe hôtelier, d’acheter mes excursions (pas d’autre alternative à moins de louer un véhicule). Pour demain, une excursion de l’après-midi se terminant par le coucher du soleil sur Uluru et pour après demain, une autre excursion très matinale (et courte) pour assister au lever du soleil dans le désert. Provision de bières, d’eau et de pain à la supérette du Resort en prévision du casse-croûte du soir « pâté de campagne porc du Sud-Ouest au floc de Gascogne » ! Piscine pour déstresser des évènements de la journée.

Jeudi 5 avril.

Bien que réveillé par habitude avant 5 heures du matin, grasse matinée jusqu’à 8 heures passées. Comme presque partout lors de ce voyage le petit déjeuner n’est pas inclus : double Nescafé de la cafetière dans la chambre. Quelques photos ici et là dans le complexe et -  Why not ? -  découverte des environs par la navette qui tourne d’un hôtel à l’autre. Il y a même une école (pour des classes découverte de la nature ?), un poste de police et une caserne de pompiers dans ce vaste complexe touristique! Piscine et sandwich avant de partir pour l’excursion de l’après-midi pour voir de près ce fameux mont sacré des Aborigènes, son centre culturel (et sa boutique !), le tour complet du monolithe en bus et à pieds. Un des arrêts permet la vision d’un abri comportant des peintures rupestres datées + ou – 5000 ans. Apothéose, et but de l’excursion, les derniers instants de la journée, la tombée de la nuit et les derniers rayons du soleil derrière Uluru. Les couleurs changent de minute en minute. A photographier régulièrement, tout en partageant avec les centaines (milliers ?) de spectateurs descendus eux-aussi de dizaines de bus, le verre de l’amitié (en fait, plusieurs coupes de vin pétillant australien, en s’y prenant bien !). Très beau moment. Il fait nuit noire lors du retour à Desert Garden pour une nuit de repos bien méritée…

Vendredi 6 avril 2018.

Réveil en sursaut durant la nuit. Trop tard ! « madame Turista » a fait quelques dégâts dans la literie… Pas vraiment redormi. Sonnerie du clairon (virtuel) à 4h45 (ils sont fous ces vacanciers !) pour partir à 5h30 assister au lever du soleil sur le désert et le monolithe. Café soluble ou thé et quelques biscuits pour se réchauffer en haut d’une dune où la température avoisine les 16°. De temps à autre des rafales de vent soulèvent le sable rouge. Les mouches, qui font Fly si j’ose dire, commencent leur ballet et attaques en piqué dès 6h30 le matin, jusqu’à fort tard le soir… Les petites lampes de poche prêtées par le voyagiste suffisent à peine à distinguer branchages épineux et sentier. Enfin, le soleil apparait à l’horizon à 6h56 ! C’est beau mais il me semble que les couleurs étaient plus belles hier lors du coucher de soleil. 

Puisque le (frugal) petit déjeuner est déjà pris, matinée consacrée à des visites commentées par les Rangers du service Loisirs du complexe touristique. Nature : quelques arbres et plantes locales dont les Aborigènes étaient (sont?) utilisateurs dans cette région désertique, assurant leur survie. Découverte : de quelques instruments de musique en bois, de colliers, d’œuvres d’art, en vente dans toutes les bonnes boutiques du Resort ! Atelier nourriture : plutôt une présentation plus complète de plantes médicinales et comestibles. Démonstration avec préparation d’une pâte sablée pour confection de biscuits et dégustation des dits biscuits (également en vente !).

Repos dans la chambre pour échapper quelque peu aux rayons du soleil (+ ou – 36°) et aux mouches. Piscine et dîner dans un des restaurants du complexe. Queue pour se voir attribuer une table, queue pour commander et payer, queue pour récupérer mon verre de vin rouge Shiraz Cabernet. Et attente que le plat commandé soit disponible… Je n’ai pas cru bon de faire à nouveau la queue pour choisir une pâtisserie…  Dernière nuit entrecoupée d’allers et retours à la salle de bain…

 

 

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