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Le 60ème anniversaire du Prix littéraire des Trois Couronnes

Les lauréats du Prix des Trois Couronnes devant la nombreuse assistance © Félix Dufour

Samedi 4 mai, la foule des férus de littérature avait envahi les salons du château d’Arcangues pour assister à la remise du Prix Littéraire des Trois Couronnes aux lauréats 2018/2019 orchestrée par son président Alexandre de La Cerda qui a d’abord retracé la séculaire histoire des marquis avant de faire remettre par le consul général d'Espagne D. Álvaro Alabart Fernández-Cavada le prix de l’essai historique à Michel d’Arcangues pour « Trinquets & Jeux de paume du Pays Basque ».
Un bel album édité par les éditions Kilika auquel a collaboré Sébastien Husté, reporter-photographe professionnel d’origine paloise qui vit et travaille dans le Bordelais : avec lui, Michel d’Arcangues a parcouru le Pays Basque Nord avec pour objectif de préserver la mémoire de ce patrimoine essentiel de la culture basque que sont les trinquets qu’il a recensé au nombre d’une centaine, pour la plupart en activité ! Alexandre de La Cerda a ensuite fait remettre par le sénateur Max Brisson le prix de la biographie à Pierre Peyré pour l’ouvrage qu’il a consacré à son oncle Joseph Peyré « Joseph Peyré - Le Béarn pour racines, l'horizon pour destin », paru aux éditions Atlantica. Le Prix Littéraire des Trois Couronnes ne pouvait manquer de rendre hommage à celui qui fut son premier président il y a soixante ans exactement, Joseph Peyré, hélas disparu dix ans plus tard. Ce fut ensuite le tour du député Vincent Bru de remettre le prix du roman attribué à Jean Pierre Alaux pour « Meurtres au Pays Basque - Quand le diable dansait à Ilbarritz » publié aux éditions « Geste Noir ».
Les amoureux des aventures de Séraphin Cantarel seront ravis de retrouver le célèbre conservateur des Monuments de France (qui avait commencé sa carrière au musée Bonnat à Bayonne) dans une enquête le menant vers le très mystérieux château d'Ilbarritz construit par le fantasque baron de l'Espée. Jean Pierre Alaux est également l’auteur de la série « Le sang de la vigne » - 25 volumes chez Fayard - adaptée à la télévision avec Pierre Arditi dans le rôle du fameux œnologue-enquêteur. Enfin, Alexandre de La Cerda remit le prix de l’essai philosophique et spirituel ex-aequo à Guillaume d’Alançon pour son livre « Frères chrétiens, levez-vous ! », un témoignage choc pour réveiller l'Occident. L’ouvrage, paru récemment aux éditions Artège, est une entrevue avec le Père Dimitri Smirnov, président de la Commission pour la famille, la protection de la maternité et de l'enfance au Patriarcat de Moscou ; ainsi qu’à « Mystica » de Stéphane Barsacq, écrivain issu d’une lignée artistique d’origine landaise liée à la Russie, éditeur chez Albin Michel et auteur de nombreux ouvrages et biographies consacrées entre autres à Brahms, Rimbaud, Cioran, Simone Weil, et d’un premier roman publié en 2016, « Le piano dans l'éducation des jeunes filles », lauréat d’un prix de l'Académie française. La soirée se prolongea d’un récital – ponctué par de chaleureux applaudissements -de la soprano Sophie Galitzine accompagnée au piano par Etienne Rousseau-Plotto avant que les nombreux invités ne se réunissent autour d’un verre amical (de château Miller La Cerda) accompagnant un exquis buffet apprêté par Pierre Oteiza. L’année prochaine, le Prix des Trois Couronnes rendra hommage, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition, au poète Pierre Espil qui avait transmis le flambeau à Alexandre de La Cerda.

Sur les photos de Félix Dufour, au château d'Arcangues : les lauréats du Prix des Trois Couronnes, récompensés par le consul général d'Espagne et les parlementaires, entourent le président du jury, Alexandre de La Cerda.

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