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la lettre du Pays-Basque

Livre

Antton et Rayan, deux jeunes écrivains au Prix des Trois Couronnes

Antton Raynaud-Nazabal et Rayan Akmoussi au Prix des Trois Couronnes © DR

Bernard Raynaud, leur professeur au lycée Saint-Thomas-d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz les a accompagnés à la soirée de palmarès du Prix des Trois Couronnes : « une soirée d'exception au château d'Arcangues : quand l'aristocratie rencontre les Lettres et l'Histoire »... Il s’agit de son ancien élève Antton Raynaud-Nazabal, actuellement élève-écrivain en 3ème année de faculté de lettres, et Rayan Akmoussi, son élève de terminale (sciences et technologies du management et de la gestion), également écrivain.
de mieux les faire connaître à leurs futurs lecteurs en publiant quelques-uns de leurs écrits dans notre « Lettre du Pays Basque » :
Rayan Akmoussi
"
Je me prénomme Rayan, j'ai 17 ans, actuellement lycéen avec pour objectif d'étudier dans les domaines littéraires. Je suis écrivain amateur depuis mes quatorze ans, ayant d'abord écrit de manière confidentielle avant de me dévoiler à un petit public sur Internet. L'an dernier j'ai publié indépendamment un court recueil de textes originaux (d'où proviennent ceux que j'ai pu vous montrer), et j'ai récemment commencé la rédaction d'un roman ainsi que de plusieurs projets annexes. Mes genres de prédilection sont diverses, j'aime autant un récit réaliste que fantastique du moment que l'expérience de lecture ou de visionnage me fasse réfléchir ou ressentir de nouvelles sensations. Néanmoins, j'apprécie particulièrement le roman et la poésie, mes modèles étant Victor Hugo et Arthur Rimbaud, ainsi que l'écrivain américain Rick Riordan pour m'avoir fait apprécier la mythologie gréco-romaine. (J'apprécie aussi la bonne nourriture et la musique)".

Pourquoi est-ce que j’écris ?
Quelle question, pourquoi est-ce que tu écris ?
Pourquoi as-tu besoin de raconter aux gens ce à quoi tu penses ?
À raconter ta vie ?
Qu’est-ce que cela apporte au monde les gémissements d’un adolescent
Qui manque de confiance en soi ?
Besoin d’entendre ton nom scandé dans les airs ? 
Ça ne peut pas être ça, toi qui offres en partie à tes amis une partie de tes nuits,
De ta santé mentale, de ta « patience légendaire ».
Arrête d’afficher ta fausse modestie.
Qu’est-ce que tu ressens en parlant ainsi ?
Du plaisir ? Un soulagement ? Un but dans la vie ?
Depuis tout à l’heure, tu empiles les questions rhétoriques
Sans apporter de réponse. Serais-tu en manque de logique ?
ARRÊTE de te poser des questions aussi stupides,
Tu aimes ce que tu fais, bon sang !
Travaille, écris, mets-y tout ton temps
Et, quant à la gloire, arrête d’être cupide.
Si ça se trouve, tes romans, tes livres chéris,
Ne marcheront pas. Mais, qu’en as-tu à faire ?
Personne n’est destiné à la grande lumière,
Beaucoup même préfèrent l’ombre infini.
Alors, arrête d’avoir peur, lance-toi enfin,
Peu importe les paroles, même immondes.
Trace ta voie, laisse tes marques sur ce monde
Et ignore le jour où tout prendra fin.

Antton Raynaud-Nazabal
"Je me nomme Antton Raynaud-Nazabal, j'ai 20 ans, je suis en 3ème année de lettres modernes à Bayonne, j'ambitionne de faire un doctorat afin de devenir enseignant-chercheur en littérature comparée. Je me passionne depuis toujours pour l'écriture, la lecture mais aussi le dessin. J'affectionne tout particulièrement le domaine de l'histoire, des langues : Anglais, Espagnol tout comme le latin ainsi que les autres langues en dilettante".

Si le courage donnait des ailes alors jamais il ne volerait,
Tel l’Icare brûlant, s’approchant d’un Soleil, amour d’été,
De ta splendide chevelure, voile de la nuit,
A ton sourire resplendissant, ivoire qui luit,
Son cœur saigne d’un noir d’encre voilà qu'il t’écrit,
De tes lèvres sanguines, d’un rouge vermeil,
A ton iris le transperçant, atroce merveille,
Son âme s’engouffre dans les ténèbres, voilà que le mal l’envahit,
Si la peine faisait tomber des hommes jamais il ne se relèverait,
Tel un spectre rampant, il maudirait ton immonde beauté.

Dans ce bleu, kaléidoscope enivrant Il n’ose plonger,
Dans ce torrent de passions inavouées il n’ose se jeter,
Car c’est dans la Volupté qu'il tire sa peur,
Car c’est dans l’ombre qu'il temporise cette fatidique heure,
Celle où à l’air libre, sur l’autel du chagrin et des peines,
Siègera son cœur palpitant à toute veine.

Si flamme ardente s’évanouit, son aimante disparaîtrait,
Dans un épais brouillard où plus un horizon ne paraîtrait,
Ses voluptueuses formes emportées par le dieu Ether, 
Ses doigts de charbon ne toucheraient plus que poussière.

Commentaires

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  1. Bernard Raynaud
    le 17/05/19 à 07h46

    Merci (je devrais dire 1000 mercis comme on dit ici) à Alexandre de la Cerda d'avoir publié ces deux écrivains en herbe! Hitza hitz, jauna. La reconnaissance des ainés est chose précieuse et rare, et plus encore dans ce monde où le fracas règne en maitre, dans lequel on doit hurler pour se faire (tout juste) entendre. Une magnifique soirée qui, vous pouvez m'en croire, a fait briller les yeux de nos deux écrivains en herbe, et dont ils parlent encore, et ce pour quelques temps, à n'en pas douter.


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