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la lettre du Pays-Basque

Tradition

Une statue dédiée à saint Louis

Le Comte de Paris dévoile la statue © ALC

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La semaine dernière, en hommage à son aïeul de la dynastie capétienne, Mgr le Comte de Paris et son épouse d’origine basque, avaient inauguré la statue de « Saint Louis – enfant » commandée à la sculptrice Catherine Cairn et qu’ils avaient offerte à l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, paroisse des rois de France. Une très belle cérémonie orchestrée par l’ancien Ordre de l’Etoile et du Mont Carmel restauré par le Prince et dont font partie quelques chevaliers basques et aquitains.

Logée dans la chapelle dédiée à Saint-Louis, cette intéressante œuvre représente le futur saint en enfant âgé de 12 ans au moment de son sacre prématuré. L’artiste Catherine Cairn a figé ses traits harmonieux dans l’argile vierge, d’après une technique « bio » personnalisée. Originaire de Nantes, l’ancienne élève du sculpteur Denis Longchampt et l’épouse du journaliste historien Philippe Delorme a choisi de poursuivre son chemin seule en alliant à la modernité la grande tradition des sculpteurs de l'Antiquité classique et de la Renaissance.

S’inspirant de l’époque gothique de l’Occident, de l’Orient et des gisants royaux, telle la statue représentant le tsarévitch Alexis de Russie, les mains croisées sur son buste et portant une croix façonnée par le sculpteur russe contemporain Igor Akinov.

Le signe de la main de saint Louis sur le cœur symbolise la conscience, gestuelle solennelle très utilisée au Moyen Age. « Une volonté de replacer le pouvoir du cœur au cœur du pouvoir », explique l’épouse de l’historien. Fils de Louis VII et de Blanche de Castille, le règne du roi Louis IX, roi de France capétien du XIIIème siècle,  fut l’un des plus marquants dans l’histoire de l’Europe. Considéré de son vivant comme un saint, il fut canonisé par l’Eglise catholique en 1297.

Un geste qui renoue avec « la Royauté de l’homme » en chacun d’entre nous. La couronne n’est pas seulement un signe de domination : dirigée vers le haut, elle incarne l’élévation, telle une auréole de lumière. Les paupières baissées, Catherine Cairn s’attache à capter « le regard de l’âme », un moment de grâce !

Un sujet qui rappelle que grâce à de nombreux soutiens et l’aide efficace des élues Christine de Fabrègues et Béatrice Lahargoue,  la chapelle de l’Hôpital Saint-Louis à Mauléon qui devait être démolie dans le cadre d’une rénovation a été inscrite au patrimoine en 2017,  l’édifice religieux ayant donc été sauvé de la destruction. Transférée de l’Hôpital d’Ordiarp à Mauléon en 1715, la chapelle comporte un retable de style baroque en bois doré qui encadre une peinture représentant saint Louis procédant au lavement des pieds des pauvres et des malades, à l’image du Christ. Un rite devenu traditionnel en Europe et en Orient, pratiqué par les chrétiens avant la Cène, du Jeudi Saint au matin de Pâques : pendant plusieurs siècles, souverains et chefs religieux accompliront cette cérémonie appelée le Mandé (en vieux français) ou Mandatum (de « mandatum novum », commandement nouveau, Jean 13), ou lavement des pieds des pauvres, des mendiants ou des lépreux, et actuellement pratiqué par le Pape. L’église de l’hôpital Saint-Louis est ouverte tous les vendredis de 14h à 18h pour une adoration, prière silencieuse ! Cet été, le Comte de Paris et la Princesse, en vacances comme chaque année au Pays Basque, se rendront certainement à la chapelle mauletar.

Anne de Miller - de La Cerda

 

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