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la lettre du Pays-Basque

Patrimoine

Réouverture du site des grottes de Sare

La mémoire de Joxe Miel de Barandiaran dans les grottes de Sare © Manex Barace

Après une petite pause hivernale les grottes préhistoriques de Sare sont à nouveau ouvertes à la visite dès ce samedi 10 février selon les horaires ci-après :

- du lundi au vendredi de 14h à 17h*;

- du samedi au dimanche de 13h à 17h*.

Ces horaires seront valables jusqu'au 28 mars. Ensuite, du Jeudi 29 au Samedi 31 mars (semaine Sainte), nous élargirons nos horaires d'ouverture de 11h à 17h*.

* Heure de départ de la dernière visite guidée (billets d'entrées à retirer 15min avant). Attention, selon le déroulement de la journée, l'horaire de la dernière visite peut être modifié.

Bénéficiant d’une température constante, la visite des grottes se fait sous forme de visite guidée en sons et lumières, à la mémoire du prêtre anthropologue Joxe Miel de Barandiaran. Durant une heure sont abordés la géologie du site, la mythologie et les origines du peuple basque. Le parcours est aménagé sur deux niveaux de galeries. Une visite à faire par tous les temps : qu’il pleuve, qu’il fasse trop chaud ou trop froid, les grottes offrent une température constante de 14° environ tout au long de l’année ! Hors fermeture annuelle le site est ouvert tous les jours de la semaine, les horaires variant selon les périodes de l’année. Un musée du site et un parc mégalithique (accès libre) complètent la visite. Une passerelle d’accès a été installée dans l’enceinte du site, permettant ainsi aux personnes à mobilité réduite de découvrir la partie inférieure (la partie supérieure est uniquement accessible par escaliers).

Nouveauté, un nouvel espace d’accueil avec une partie réservée à la restauration estivale.

Manex Barace

 

Jose-Miguel de Barandiaran, au tréfonds de l’origine des Basques

Grâce aux travaux de Jose-Miguel de Barandiaran, le « patriarche de la culture basque », cet extraordinaire anthropologue, auteur d’innombrables ouvrages et encyclopédies savantes qui a généré une véritable « université en marche » et que l’on avait vu - déjà centenaire - participer à la korrika (course-relais en faveur des ikastolas), l’hypothèse d’une filiation des Basques selon une évolution locale des hommes de Cro-Magnon, ces fameux chasseurs du Paléolithique qui se sont développés à partir d’il y a quelques quarante milliers d’années dans une aire géographique appelée « franco-cantabrique » comprise entre le Périgord, l’Andorre et les Asturies semble se confirmer.

Barandiaran  était un découvreur de grottes préhistoriques dont il pouvait explorer les moindres anfractuosités grâce à sa taille si fine. Il a pu ainsi étudier celles de Sare où il résida pendant la guerre civile espagnole mais aussi à Ilbarritz, entre Bidart et Biarritz, et jusqu’en Soule…

Avec un autre savant, Aranzadi, Barandiaran avait établi une méthode de mensurations crâniennes à partir de ses découvertes dans la grotte d'Iziar en 1936. Et, le premier, il émit l’hypothèse d’une filiation des Basques selon une évolution locale des hommes de Cro-Magnon. Après quelques incertitudes, la science génétique vint ajouter ses acquis à la technique des mensurations crâniennes et des os. En 1993, Luigi Cavalli-Sforza, directeur du département de génétique de l'Université Stanford de Californie, Alberto Piazza, de l'Université de Turin et Paolo Menozzi, de Parme, publièrent la somme importante de trente années de recherches sur cent mille ans d'histoire des migrations humaines à travers l'analyse du matériel génétique des populations actuelles.

Il en résultait que « les basques étaient probablement les descendants les plus directs des premiers colons post-néandertaliens en Europe ». En affirmant cela, les universitaires ne prétendaient certes pas que les basques d'aujourd'hui étaient semblables aux hommes de Cro-Magnon; mais les études de géographie génétique qu'il avait menées montraient qu'en Europe, le peuple basque, conservant relativement « intactes » au cours des âges modernes, sa langue, ses traditions, sa culture, avait également gardé un patrimoine génétique distinct.

Des découvertes dans les Asturies sont venues confirmer la localisation entre l'Ariège et la corniche cantabrique d’une certaine unité artistique des peintres et graveurs préhistoriques pyrénéens mise en valeur par les splendides os plats de langue de cheval gravés représentant des têtes de cheval. Une zone géographique qui recouvre à peu près l’aire d’extension de toponymes pouvant s’apparenter à une langue « proto-basque ».
ALC

Commentaires

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  1. A.D. Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS
    le 09/02/18 à 09h19

    Très intéressant et sans doute VRAI. Mais ce qui me gêne c'est cette référence à une datation illogique et sujette à caution sans doute toujours et encore au "Carbone 14" ? Cette datation est dans la ligne de la théorie de l'évolution plusieurs fois démontrée archi-fausse, voire truquée de et par DARWIN. Pour ma part, je me range de plus en plus dans la théorie dite "créationniste" et remontant à environ 7.500 ans au plus de l'apparition de l'Homme sur Terre qui est celle de la Bible. J'indique à cet égard que la Bible CAMBON est la plus authentique des "bibles" diffusées. Des moines me l'ont procurée en copie sur mon PC dont je peux vous faire profiter si vous voulez ?


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