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la lettre du Pays-Basque

Histoire

Quand l'Europe rêvait de civilisation avec Alexandre le Grand

Alexandre le Grand © DR

1 - Alexandre le Grand, un soldat emblématique de l’histoire.

Huit ans après l’accession au trône de son père Philippe, roi de Macédoine assassiné, Alexandre le Grand et son armée avaient conquis l’empire perse son ennemi juré, jusqu’à l’Inde. Une liaison éphémère entre l’Occident et l’Orient dont les soldats de tous les temps gardent le modèle de ce brillant guerrier et de son histoire.

Eduqué par le penseur Aristote dans la culture hellène antique faite de philosophie, de patriotisme et de conquêtes militaires, Alexandre connaissait les récits légendaires d’Achille et d’Hercule relatés traditionnellement dans sa patrie macédonienne d’origine, rêve de « civilisation apportée aux frontières de l’Europe et opposée à l’influence perse dominant ce royaume ».

 A dix huit ans, à la tête d’une armée bien formée, mobile et efficace sur le terrain, Alexandre s’engage contre les colonnes de soldats perses. Les victoires militaires se succèdent. Graniques en 334 avant J.C. : Alexandre s’empare de l’Asie Mineure. La voie est ouverte plus avant et contre ses ennemis.

 Autre bataille célèbre, Issos en 330 avant J.C., le valeureux chef d’armée est vainqueur des Perses et de son adversaire juré Darius, les villes sont soumises. Elles porteront le nom du vainqueur...

Alexandre poursuit ses conquêtes, adulé par les soldats, adoré et vénéré comme un chef invincible, divinisé de son vivant. Ses ambitions se portent au-delà, vers l’Assyrie à Gaugamoles où Darius est vaincu une seconde fois. Babylone, Suse et Persépolis sont désormais sous domination grecque, celle d’Alexandre et de ses généraux.

Il s’avance encore avec ses troupes vers l’Inde du nord où il remporte de nouvelles victoires militaires

Mais la mort subite du jeune soldat à 32 ans va interrompre brutalement le parcours du chef d’armée. Et l’ascension fulgurante des Légions grecques va se dissoudre dans des divisions internes.

Si de nombreuses villes d’Orient portent le nom d’Alexandre, la culture grecque et la langue se répandent en ces contrées et l’influence “d’une civilisation grecque en Orient, imprimera les marques indélébiles d’une histoire inédite pour ces populations. Des villes telles que Pergame, Alexandrie, Séleucie, seront fondées par ces aventuriers de la Grèce antique.

Des mathématiciens, des astronomes laisseront leur nom.  Archimède, Euclide, Eratosthène, œuvreront dans ces nouveaux pays au bénéfice de la civilisation grecque.

L’Europe rêva - le temps d’un empire, somme toute court  -à rayonner dans ces terres du Levant. Et d’autres, ensuite, répéteront encore ce parcours prestigieux. Romains, Croisés venus d’Occident, Napoléon, et les soldats de toutes époques, en quête de civilisation plus contemporaine et en rupture avec les méfaits des guerres sans lendemain...

2 - Où se trouverait la sépulture d’Alexandre ?

Les archéologues n’ont pas dit leur dernier mot. Alexandre le Grand, considéré comme l’un des Chefs militaires de l’Antiquité des plus renommés, fait l’objet de convoitises dans la profession. Pas moins de 140 sites en Egypte ont fait l’objet de fouilles pour trouver quelques vestiges de son passé glorieux dans ce pays.

Memphis tout d’abord. On sait qu’il naquit en Macédoine dans ces Balkans qui font “le lien entre l’Europe et le bassin méditerranéen, au IVème siècle avant Jésus Christ.

Roi de Macédoine en 356, il agrandit son royaume et exerça son pouvoir jusqu’en Egypte où il se compara aux anciens pharaons et fit l’objet d’un culte impérial - pharaon dans un lieu méconnu à ce jour, fouillé par les archéologues qui ne désespèrent de le fixer sur une carte du pays.

Comme bien des hiérarques, il décéda jeune, à 32 ans, en 352 avant J.C. et fit l’objet d’un culte de ses contemporains qui érigèrent à Memphis le Monument mémorial de son passage.

Comme il était d’usage, l’empereur en ce temps était considéré comme une divinité et vénéré dans cette ville sacrée par la mémoire de ses sujets.

Mais la ville subit les inondations du Nil et des tremblements de terre qui dévastèrent ces monuments, qu’il fallut déplacer et reconstruire à Alexandrie ? Et dans la ville d’Alexandrie, boussole de la civilisation antique, nulle trace à ce jour de ce palais royal d’antan que l’on cherche assidûment depuis des décennies en fouillant les eaux du Nil et les espaces historiques de la cité.

Une archéologue grecque continua ses recherches durant huit années consécutives et découvrit une statue dans le sous-sol d’un parc de la ville. Des vestiges de bâtiments enfouis virent le jour ? On semblerait ainsi avoir localisé ce qui pourrait à terme être le Palais Royal attribué à Alexandre le Grand. L’archéologue Calliope Limneos en est persuadée, mais les recherches restent laborieuses. Le site est inondé, et ses fouilles sont sans cesse contrariées par le niveau du Nil qui détruit son travail ou le rend compliqué. Une route romaine est déjà localisée, des bâtiments semblent avoir laissé des traces dans le sol et le sous sol d’Alexandrie. La ville avait pris le nom d’Alexandre le Grand, et il faut poursuivre les recherches car le résultat des fouilles est probant.

Sommes-nous parvenus jusqu’au mausolée du chef militaire d’exception de l’Antiquité qui semble curieusement opposer bien des résistances au travail des archéologues ?

Pas de quoi se réjouir pour l’heure. Car si les indices demeurent cachés pour la plupart, Alexandrie entretient le mystère d’un passé glorieux, disparu pour les uns, toujours existant pour les historiens et spécialistes de ces populations antiques guerrières, et souveraines dans ce Moyen Orient .

Un jour prochain la recherche livrera-t-elle le secret enfoui du Grand Alexandre ? On se plaît à l’espérer car bien des pharaons du passé ont été retrouvés dans les pyramides égyptiennes, tel Toutankhamon... Mais Alexandre le Grand ne livre pas, pour l’heure, l’énigme de la fin de sa vie de soldat conquérant à la tête d’un des plus grands empires disparus de l’histoire de l’humanité !

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