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Partez à Bilbao avec les Amis d’Arnaga

La Sociedad Bilbaina © ALC

C’est encore une journée qui promet d’être passionnante que « Les Amis d’Arnaga » ont programmée vendredi 15 mars prochain au musée des Beaux-Arts de Bilbao. Après rénovation complète, le musée Bellas Artes a procédé à l’inventaire des 14.000 œuvres d’arts dont il dispose. Pour fêter et inaugurer ce musée rénové, 300 œuvres d’art parmi les plus prestigieuses ont été choisies par l'écrivain basque :
Kirmen Uribe (1).

Les participants à cette excursion iront ensuite déjeuner à la Sociedad Bilbaïna, club bien connu et apprécié des Amis d’Arnaga où ils sont attendus pour une visite de la bibliothèque qui contient des pièces extraordinaires, en particulier des incunables.

Programme de la journée :

Vendredi 15 mars, départ du car à 9h au parking Arnaga  à Cambo, avec arrêt à 9h15 à Maignon (face à l’Hôtel des Genêts)

11h : Visite du musée des Beaux Arts.

13h30 : l’autocar conduira  à la Sociedad Bilbaïna

14h : Déjeuner à la Sociedad Bilbaïna à Bilbao.

17h30 : Départ de Bilbao pour Cambo.  Arrivée prévue vers 19h30 (avec arrêt à Maignon).

Le prix de cette excursion est de  95 € par personne (ou 100 € pour un accompagnant non membre dans la limite des places disponibles). Inscription au plus tard le 12 mars à adresser aux  Amis d’Arnaga  -  mairie  -  64250 Cambo ou auprès du président Christian Perret  (tél: 06 64 79 23 64) par mail :   cle.perret@orange.fr

Les 110 ans du musée Bellas-Artes

A l’occasion de ses 110 ans, le musée Bellas-Artes de Bilbao rassemble en une exposition 110 œuvres de ses plus belles collections européennes du XIIIème au XXème siècle dans la capitale culturelle de la côte cantabrique.

L’ancien musée Bellas-Artes fondé en 1908 fut jumelé 37 ans plus tard avec celui d’Art moderne pour être ensuite transféré au parc de Doña Casilda Iturrizar dans un bâtiment de style néoclassique combinant la pierre et la brique rouge.

Déclaré monument national en 1962, il fut remanié pour une extension supplémentaire.

Ayant bénéficié d’un salutaire coup de fouet par la proximité du Musée Guggenheim(1997), le Musée Bellas Artes de Bilbao fut entièrement rénové à cette époque.

Des centaines de millions de travaux avaient donc été nécessaires pour refondre les 14 000 m2, agrandis de plus du tiers de sa surface par l'architecte Luis María Uriarte. Les deux ailes d’origine avaient été reliées entre elles par une galerie vitrée facilitant ainsi la circulation des visiteurs.

Aujourd’hui, la collection dispose de plus de 14 000 œuvres comprenant des sculptures, des gravures, des dessins, des objets décoratifs et des tableaux plus abondants.

L'itinéraire de l’exposition y présente un échantillon de ses plus beaux tableaux en commençant par l'art roman catalan du XIIIe siècle : la sculpture en bois polychrome de la Majesté du Christ sur la Croix et les deux tableaux illustrant les épisodes de l'Arche de Noé et de la Descente.

Puis s’enchaînent les siècles : l’art gothique européen, dont la peinture flamande du XVe et du XVIe offre une gamme variée.

Le XVIIe siècle, avec la collection de baroque espagnol représentée par Francisco de Herrera el Viejo, Pedro Orrente, Juan Ribalta, José de Ribera, Bartolomé Esteban Murillo, Juan de Arellano et Claudio Coello, El Greco, Francisco de Zurbaran... On peut y voir par exemple l’Annonciation (1596-1600) d’El Greco, ou le poignant portrait de Saint Pierre en prière (1650-55) de Murillo. Ou celui de Sainte Catherine d’Alexandrie avec son sabre et sa plume (1636) de Francisco de Zurbaran : de ce peintre remarquable du Siècle d’or espagnol, l’académicienne Florence Delay dévoile la dimension sacrée en analysant la beauté de sa production dans son dernier livre « Haute couture » paru chez Gallimard.

Côtoyant les peintres italiens Orazio Gentileschi et Domenico Piola, et flamands, tel Anton van Dyck, de l’époque baroque du XVII s’ensuit le XVIIIème avec les aquatintes des caprices de Francisco Goya…

Puis défile la peinture française du XIXe comprenant des tableaux impressionnistes de Paul Gauguin et Paul Cézanne ...

Sans omettre les collections de peinture et de sculpture basques qui prennent leur envol à partir du XIXe, en particulier le pointilliste-symboliste Dario de Regoyos, le portraitiste impressionniste Ignacio Zuloaga qui représenta la célèbre poétesse Anna de Noailles nonchalamment allongée sur un sofa.

Des peintures impressionnistes qui donneront progressivement naissance au cubisme du XXe et à l’école basque contemporaine du groupe Gaur dont les œuvres de Jorge Oteiza, Eduardo Chillida, Nestor Basterretxea animent le paysage urbain basque.

De la création et au développement du musée dévoile la dimension sacrée, de Durrio à Zuloaga, de Losada à Arteta , le soutien des artistes contemporains fut essentiel pour l’essor de ce « centre culturel » permettant aux Basques de part et d’autres des Pyrénées de graver leur identité dans l’histoire de l’art européen.

Par ailleurs, on découvrira encore au Musée Bellas Artes de Bilbao l’exposition « After 68 » ou l'art et les pratiques artistiques au Pays Basque 1968-2018. Venues du Kunstmuseum de Bâle, de la Fondation Juan March, du Musée National Reina Sofia Art Center, du Musée National d'Art Contemporain de Barcelone ou de collections privées, les œuvres d’art ont été disposées par ordre chronologique. Une vaste sélection de près de 150 peintures, sculptures, photographie, art vidéos et travaux sur papier font connaître les formes d’évolution  de l’art au cours de cette époque charnière sur le plan national et international.

(1) L'écrivain Kirmen Uribe :
Kirmen Uribe est né à Ondarroa en 1970, dans la région de Biscaye, dans une petite ville de pêcheurs situé à environ une heure de Bilbao. Il étudia la philologie basque à l'université du Pays basque à Vitoria-Gasteiz, et fait ses études supérieures en littérature comparée à Trento, en Italie. En octobre 2009, il reçoit le prix national de littérature espagnole et le Prix de la Critique 2008 pour un roman écrit en langue basque, "Bilbao-New York-Bilbao" publié également en français chez Gallimard.
Kirmen Uribe y expérimente de nouvelles formes narratives. Ollie Brock écrit sur le roman dans le Times Literary Supplement en août 2011 : « Uribe a réussi à réaliser ce qui est sûrement une ambition pour de nombreux écrivains : un livre qui combine la famille, les romans et la littérature, ancrés profondément dans une culture orale, mais aussi livresque et tout cela sans une seule note d'autosatisfaction. » Jusqu'à présent, le roman est traduit en onze langues.
Depuis Bilbao-New York-Bilbao, Kirmen Uribe a publié d'autres romans ainsi que des poésies.

 

 

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