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la lettre du Pays-Basque

Patrimoine

Manex Barace : Tour du monde 2019 (10ème partie)

Les héros de la (jeune) histoire des Etats-Unis © Manex Barace

Nous terminons de suivre notre globe-trotter Manex Barace dans son périple à travers les Etats-Unis : Washington après la Californie et New-York !

Mercredi 1er mai 2019 :

Peu dormi durant ma dernière nuit à New-York, hantise de ne pas entendre le réveil ? Chambre libérée à 8 heures. Petit-déjeuner au Subway similaire à celui de la veille, sur le chemin du dernier métro, et un dernier trajet sur la ligne A vers Port Authority Terminal, situé sur la 42e Rue, et chercher dans l’immense gare routière le bus Greyhound partant à 10 heures pour Washington DC, dernière étape de ce voyage sur le continent américain. Le ciel est toujours gris, ce qui n’est pas dramatique pour les quatre heures que durera le voyage. Parti à l’heure, le bus prend la place de stationnement qui lui est allouée à 14h20 à Washington. Mes méninges tournent au ralenti. Pas de bureau d’information, ni dans la gare routière, ni dans celle des trains Amtrak qui se trouve au même niveau.  Je n’ai aucune idée de son emplacement dans la capitale fédérale des Etats-Unis, pas plus que la direction et la distance me séparant de l’hôtel Comfort Inn, sur la 13e rue. Le ciel est bleu, mais le vent est (encore et toujours) frais.

Un taxi me conduit à l’hôtel, finalement pas si loin du centre historique de Washington (prix de la course, une vingtaine de $US ? je n’ai pas souvenir). Comparée à la chambre de la nuit dernière à New-York, celle-ci fait (presque) figure de petit palais. Il est 15h30. Que faire ? Sur le plan que j’avais récupéré sur le présentoir d’une agence de voyage (sans personne pour donner quelque renseignement) à la gare, le réceptionniste du Comfort Inn indique les points intéressants à visiter. Peu nombreux : la Maison-Blanche, le monument dédié à Abraham Lincoln, l’obélisque dédié à Georges Washington, le Capitole, dans un périmètre pas trop grand, du moins sur une carte. Peu de transports en commun dans le quartier, à l’exception du « Circonvalutor » qui passerait à deux ou trois rues de l’hôtel. Mais quel est son circuit ? Aucune réponse de mon mentor. C’est donc à pieds et grâce aux indications données à deux reprises en cours de route par deux Noirs parlant Français (Guadeloupe ? Haïti ?) je trouve finalement assez facilement les jardins proches de la Maison-Blanche. Eléments trompeurs, les distances sont plus importantes lorsqu’on marche à pieds et que l’on est fatigué.

En face de la Maison-Blanche, une statue de La Fayette. Devant la Maison-Blanche des milliers de badauds qui se prennent en photo… C’est en faisant le tour que je découvre l’autre façade, l’officielle, celle que l’on voit en général sur les écrans de télévision, avec son jet d’eau sur la pelouse. A peu près personne de ce côté, à cause de barrières dressées tout autour du vaste parc pour interdire l’accès. Pourtant quelques jeunes jouent au ballon à l’intérieur du parc. Il y a une faille dans le service de sécurité : un petit passage où je m’engouffre et me rapproche dans un premier temps du groupe de jeunes, puis m’avance carrément vers la demeure du Président Trump. Pas trop près quand même, policiers en uniforme, voitures de service veillent à proximité. Le zoom de mon Nikon fera le reste.

Sur le chemin du retour, pas l’ombre d’un restaurant ou d’un bar, à part un Mc Do. Non merci. Mon dernier dîner américain sera acheté dans une superette proche de l’hôtel. Demain, dernières découvertes avant le vol de nuit pour Londres et Toulouse ensuite.

Jeudi 2 mai 2019 :

Bien que tôt réveillé, une vieille habitude, grasse matinée jusqu’à 7h30, cette journée étant celle du départ, après avoir parcouru – du moins je l’espère – un maximum la capitale fédérale, c’est une nuit à bord d’un Boeing 777 qui m’attend, puis une fois arrivé à Londres, quelques heures d’attente avant de finaliser ce Tour du Monde en atterrissant à Toulouse…

Du centre historique de la ville il me faut impérativement visiter le Capitole (si possible), un symbole fort pour les plus de 300 millions (ou + ?) d’Américains. Déjà revêtu la tenue vestimentaire la plus appropriée pour le voyage aérien nocturne, ce que je regretterai dans la journée, en raison de la chaleur éprouvante dès ce matin. Départ à pieds vers le Capitole, aperçu de très loin hier soir. Presque la canicule à 10 heures du matin mais il est trop tard pour revenir en arrière. Arrivée sur le site à 11h30 (décidément les plans de ville sont trompeurs quant aux distances). Le thermomètre affiche 85° Fahrenheit. J’attends au frais dans les sous-sols du Capitole après inscription pour la prochaine visite guidée. Ce sera celle de 12h30. Pour commencer, un beau documentaire dans un auditorium et ensuite c’est le parcours du combattant avec mon groupe, parmi des milliers (?) d’autres visiteurs. Beaucoup de scolaires, reconnaissables à leurs uniformes bariolés (eux ne se perdront pas) différents selon leurs écoles respectives. On monte, on descend, on « visite » plusieurs salles immenses sous les regards des statues des anciens Présidents et de personnalités civiles américaines importantes. De beaux tableaux retracent les périodes clefs de l’histoire des Etats-Unis. Pour admirer la plus belle décoration entre toutes, il faudra lever les yeux, sous le grand dôme qui surplombe le centre du Capitole. 13h30, la visite marathon est terminée. Retour sous la chappe de plomb. Attendre à l’hôtel durant les trois heures à venir ou ailleurs, je décide de rentrer sans me presser (il fait de toute façon trop lourd pour courir…). Le ciel se charge de nuages gris qui ne m’inspirent guère. Mieux vaut tard que jamais, je découvre un arrêt du bus (gratuit) Circonvalutor de la ligne jaune (Georgetown), que je sais passer pas trop loin de l’hôtel et retour en moins de 10 minutes depuis Union Station, la gare routière qui m’avait tant dérouté lors de mon arrivée.

Le ciel est plombé, le vent se lève. L’orage éclate vers 16 heures et se calmera vers 17 heures. En tout cas je suis passé entre les grosses gouttes.

La navette qui doit me conduire à l’aéroport international de Dules (on prononce « dalas ») a été réservée par Internet depuis la réception de l’hôtel et devrait se présenter vers 18h30 devant l’hôtel et prendre en charge d’autres passagers dans le quartier je suppose. Le décollage du Boeing de la British Airways est prévu à 22h20 et arriver à Londres Heathrow à 10h35 (HL) demain matin.

Le Shuttle n’arrivera qu’à 19 heures et récupère d’autres passagers dans les quartiers alentours.  Il est 19h15. Bye bye Washington ! Pour quitter le centre et la périphérie, bouchons sur bouchons. Le conducteur se démène comme il peut avec deux GPS qui s’affolent et où tout est au rouge sur les écrans. Trafic intense, heure de pointe ? Pas facile de rejoindre l’autoroute qui mène à l’aéroport de Dules, ainsi dénommé du nom d’une personne sans doute célèbre ici et qui fonctionne depuis un demi-siècle.

Comme lors de mes précédents voyages aux USA je constate ce soir qu’il est plus facile de partir que d’être admis sur le sol américain : pas de contrôle d’immigration, seulement (heureusement) des contrôles de sécurité (passeport et carte d’embarquement).

Le vol BA 292 décolle à l’heure et atterrira de même à Londres. Je n’ai pas conservé de souvenir impérissable de ce vol de nuit. Le dîner servi vers minuit semble un festin après tant de jours de « cuisine américaine », ce qui est présenté au petit matin comme petit déjeuner consiste en un croissant fourré avec quelque chose accompagné, au choix de jus d’orange ou d’une boisson chaude (« cuisine anglaise ?). Un peu de repos entre les deux.

Vendredi 3 mai 2019 :

Quelques heures passées en transit seulement à Londres, bagage enregistré depuis Washington à retrouver à Toulouse (j’espère !), changement d’aérogare. Un nème contrôle de passeport dans le terminal 5. Peu de sièges pour attendre, hormis dans les bars et restaurants, le dernier vol de British Airways, BA 374 en Airbus A 321, destination finale : Toulouse Blagnac. Un tour dans les galeries marchandes dites hors-taxes pour passer le temps.

Toulouse, 16h30, ciel couvert. Récupération de la valise, direction le tramway ligne 2, métro aux Arènes, destination Gare Matabiau. L’inverse du voyage aller, mais pas sans problèmes. Une station avant la gare SNCF, en raison de travaux, sortie obligatoire et autobus de substitution proposé, le 8 ou le 14. Dommage de n’avoir pas tout compris et si j’ai pris le bon autobus, c’est dans la mauvaise direction, ce qui après des péripéties me fait arriver enfin à l’Ibis Budget vers 19 heures seulement.

Dépose de ma valise et recherche d’un VRAI restaurant pour un VRAI premier repas européen… Sur le Boulevard de Strasbourg, comme suggéré à l’hôtel, ce sera dans une taverne bavaroise (!), mieux qu’un Kebab ou autre point de restauration rapide qui foisonnent dans ce quartier animé. Le plat le plus typique de cette adresse : la choucroute toulousaine (cela ne s’invente pas !). Avec une demi Sylvaner pour pousser. Retour tranquille à l’hôtel pour la dernière nuit de ce Tour du Monde, avant le retour au Pays Basque demain matin. Ma modeste chambre à l’Ibis Budget semble un (petit) palace à côté de celle de l’Hudson Hotel de New-York…

Samedi 4 mai 2019 :

Vrai petit-déjeuner (buffet) français dégusté, savouré et englouti. 9h30. Départ pour la gare Matabiau. Le train Intercité partira à 10h36 et entrera en gare de Bayonne à 14h06. Une heure et demie à attendre le prochain train pour Hendaye dans un hall en plein travaux. Enfin le TGV est annoncé et me conduit à la destination finale de ce voyage.

 

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