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la lettre du Pays-Basque

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Les Basques de Paris

Piarres Charritton, fondateur d’Euskal Etxea à Paris, portrait par Jean-François Simon © DR

1 - Basques à Paris

On en dénombre plus de 5.000 d’origine basque provenant des deux versants des Pyrénées  et résidant à Paris.

En 1924, l’on faisait déjà venir des pilotaris du pays sur le fronton de la capitale pour distraire ces Basques venus du Sud. Mais les souvenirs d’époque sont là pour attester le lien fort qu’entretenaient déjà en ces temps passés les familles basques vivant à Paris.

La famille Domecq de Paris - père et fils - avec Jeanne Idiart, Pierre Charritton, sont cités parmi les fédérateurs de ces Basques qui se rassemblaient le dimanche pour échanger ensemble et garder des contacts personnels.

Le nombre des filles placées est notable, sans doute bien plus de jeunes filles que de jeunes garçons de cet âge : dans les familles parisiennes elles devinrent des femmes de confiance, estimées pour le sérieux et leur savoir faire.

Parmi les emplois occupés par ces Basques, on cite la restauration, les bars et les cafés dans lesquels ces jeunes basques des deux sexes exerçaient leur compétence aux heures ouvrables de la journée, souvent tard le soir et très tôt le matin, à la mode parisienne des lève-tôt et des couche-tard.

Autre métier exercé par les femmes, celui de la coiffure : on comptait un certain nombre de salons de coiffure et d’esthétique tenus par des basquaises reconnues pour leur savoir faire.

Viendra le temps, en 1955, d’un foyer « Euskal Etxea » destiné à accueillir les jeunes basques venus pour travailler, souvent privés de logement et pà qui, les initiateurs du projet consacreront toute leur énergie.

On évalue encore à ce jour une trentaine de chambres retenues à l’avance dans le centre de Saint-Ouen où l’Association des Basques de Paris continue de recevoir des jeunes pour le travail ou des études parisiennes. Mais ces candidats semblent désormais avoir un profil différent de leurs aînés, davantage destinés aux études supérieures tandis que les précédents venaient surtout pour travailler dans la capitale.

L’association propose des activités plurielles, l’étude de la langue – l’euskara -, le chant, la danse, les chorales, le sport, et des loisirs organisés pour continuer à réunir ces Basques parisiens dispersés en ville et dans les banlieues. Pas moins de six associations existent aujourd’hui dévouées à ces missions culturelles.

Récemment, la comédie musicale créée par Pier Paul Bercaitz « Laida Pilota » a réuni un public de plus de 600 spectateurs à la gloire de la pelote, où les anciens pilotaris invités ont chanté et partagé ce programme musical et festif sur le sport légendaire du pays.

Les demandes de spectacles continuent de s’ajouter à ce programme annoncé pour les mois à venir à Paris, chez nous et au-delà… Invité par le Maire du XIIIème arrondissement de Paris en la personne de Monsieur Coumet, fils d’Ernest Coumet - son père, connu comme universitaire d’Hasparren ayant fait sa carrière dans les universités. -

« Les Basques d’antan vivaient à Paris toute l’année », souligne Pierre Lissar, « à la différence des jeunes générations qui reviennent souvent chez eux grâce à des transports plus commodes et à la célérité du train, de l’avion et de la voiture.

2 - La Maison des Basques de Paris a-t-elle toujours sa raison d’être encore aujourd’hui ?

Les acteurs et témoins de sa vie dynamique confirment tous les raisons d’être d’« Euskal Etxea », cette institution qui a su changer au fil du temps en conservant son caractère et son identité de Centre Culturel parisien basque. Un lieu de rencontre entre les générations de basques, ceux venus dans le passé et leurs propres enfants, parisiens de naissance mais toujours attachés à leurs origines et à leurs propres familles en Pays Basque.

 

De grandes maisons commerciales basques, Oteiza des Aldudes, Pariès, parmi les plus connues, parrainent les activités de l’Euskal Etxea. La vie de ces Basques s’est harmonisée avec les habitudes nouvelles des jeunes générations qui apportent leur originalité artistique, musicale et diversifiée de l’époque contemporaine. Depuis son origine, la mission de ce centre parisien fut « d’accueillir les plus jeunes, de leur apporter un soutien moral et matériel » que les administrateurs actuels perpétuent avec dévouement et bénévolat.

Les jeunes Basques ayant rencontré au cours des bals et des fêtes organisées bien des Bretons, des Auvergnats, des Alsaciens et d’autres régions françaises à la Rue du Bac où les organisateurs proposaient ces rencontres, il en est résulté un brassage de populations permettant d’enrichir la généalogie des Basques de Paris avec ces conjoints qui y trouvent leur place.

Ces dernières années, soulignent nos amis Basques de Paris, le nombre des candidats « du pays » n’augmente guère car beaucoup préfèrent se former au plus proche de leur domicile. « Mais notre travail continue car les demandes d’accueil se maintiennent toujours, cependant ».

Or, la diaspora basque compte dans le monde plus de quinze millions de sujets issus de la souche euskarienne. Plus nombreuse que les autochtones des deux versants des Pyrénées !

Ainsi, ce sont 190 Maisons des Basques qui sont fédérées au sein de la NABO - North american basque organisation - dont l’organigramme et les adresses sont accessibles sur Internet. Cette diaspora existe certes avec ses différences singulières, mais elle veille toujours à maintenir la langue et les traditions qui, du Canada aux pays d’Amérique du sud, en Europe, en Asie, perpétuent et préservent la personnalité basque des origines...

On peut encore trouver des sources informatives dans pariseko@euskaletxea.com  relatives à l’origine et à l’histoire de la maison des Basques de Paris.

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