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Le président d’Euskadi demande des « voies légales » pour qu'Euskadi et la Catalogne se prononcent sur leur avenir

Le Lehendakari Iñigo Urkullu avec les ambassadeurs européens à Madrid © EFE

Lors d'une rencontre avec les ambassadeurs européens en poste à Madrid au début de la semaine, le Lehendakari (président de la Communauté autonome basque) a demandé de progresser dans la reconnaissance juridico-politique des réalités nationales basque ou catalane en consultant les habitants sur leur avenir, si les institutions parlementaires en décident ainsi. Il a estimé nécessaire, dans le désaccord territorial actuel caractérisant « l’affaire catalane », qu'une « nouvelle étape » soit initiée sur la base d’une « volonté d'accord et de pacte mutuels ».

Le Lehendakari Iñigo Urkullu a souligné que toute volonté de progresser vers une solution politique impliquait d'assumer cette culture plurinationale et de favoriser la défense de l'identité des peuples.

Bien que la réunion était principalement consacrée aux problèmes économiques, Iñigo Urkullu s'est prononcé en faveur de « l'idéal de l'autonomie » et de la reconnaissance de la singularité du peuple basque au sein d’un nouveau statut.

Concert économique

Devant les ambassadeurs, le Lehendakari Urkullu a défendu son modèle de gestion publique aligné sur la « Stratégie 2020 de l'Union européenne » qui promeut une croissance « inclusive, durable et intelligente » et s'est référé à la mise à jour « positive » du « Concierto economico » basque (accord économique avec l’Etat central) « après une décennie de désaccords », ce qui n’a pas manqué de « renforcer la nature bilatérale des relations » (autonomie/Etat central, ndlr), « clé de voûte » de l'autonomie basque et fondement des relations entre le Pays Basque et Madrid « dans le respect et la reconnaissance mutuelle (…) Le caractère bilatéral signifie que personne ne peut imposer sa position à l'autre partie », a-t-il déclaré, en rappelant que « ce système de relations bilatérales, enraciné dans l'histoire depuis 1878, était resté en vigueur depuis lors, à la seule exception des provinces de Gipuzkoa et de Biscaye pendant le gouvernement de Franco ».

La Rédaction

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