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la lettre du Pays-Basque

Tradition

La fête du Sacré-Coeur de Jésus

Scapulaires de Chouans sous la Révolution © DR

1 – Historique du Sacré Coeur de Jésus.
Il est des fêtes religieuses qui souffrent de désaffection ou qui retrouvent leur actualité au fil du temps, telle la fête du Sacré-Coeur ou du Coeur de Jésus aujourd’hui.
Dix-neuf jours après Pentecôte, cette fête instituée en France depuis 1765 a été célébrée avec une fidélité étonnante.
« Voilà ce Coeur qui a tant aimé les homme, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour ». Suite aux apparitions privées de Soeur Marguerite Marie Alacoque, visitandine, le Christ lui avait adressé ce message et sa supérieure ainsi que le jésuite en relation avec les religieuses, Claude de la Colombière, conforteront la prière et la liturgie en faveur de cette dévotion nouvelle ouverte aux soeurs et aux fidèles. Dès juin 1675, le monastère de Paray-le-Monial en adopte l’usage, non sans peine car les entraves se joignent aux soutiens. Dès 1687 le Vatican est convié à soutenir la demande formulée par les religieuses mais les refus se succèdent par trois fois, car « ajouter selon le retour romain une fête au Coeur de Jésus à la dévotion au Saint-Sacrement semble superflu, inapproprié, et confus ».
Mais, ployant sous l’abondant courrier des croyants - évêques, religieuses de plusieurs congrégations, pères eudistes conduits par Jean Eudes lui même -, le 23 août 1856, le pape Pie IX  inscrit la fête dans le calendrier universel de l’Eglise.
Jusqu’à cette date, l’usage existait mais limité à quelques couvents et diocèses...
On se souvient encore de la visite « en pèlerinage » des reliques de Marguerite-Marie Alacoque dans le diocèse de Bayonne, il y a quelques années, entre autres à la prison bayonnaise où elles furent accueillies par la population carcérale et les surveillants comme une marque de gratitude et de reconnaissance, suite à l’agrément accordé par le Ministère de la Justice.
2 - La dévotion au Coeur de Jésus fut adoptée pour le nouveau séminaire de Bayonne.
Elle renouvelait une décision plus ancienne prise par un précédent évêque du diocèse et reprise par l’actuel évêque Mgr Aillet pour la formation des jeunes prêtres sous le regard bienfaisant du Sacré Coeur de Jésus.
L’imagerie s’appropria ce Coeur de Jésus, en particulier dans « Si le monde savait » au coeur d’un court métrage réalisé par Natalie Sarocco “La mante religieuse” tourné au pied de Montmartre à Paris, un film voulu de la rencontre de Jésus aimant aujourd’hui. Selon le propos tenu par la réalisatrice, « Jésus ne fait pas de casting »...
« Si le monde savait » sera traduit en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en portugais. Les Polonais furent parmi les premiers à adopter ce culte du Sacré Coeur de Jésus, suivi au fil du temps par toutes les conférences épiscopales européennes et dans le monde entier.
Le 19 août 1864, le pape Pie IX béatifiera Soeur Marguerite Marie et il bénira le projet de construction de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre (où avait été transféré le premier grand-Orgue du château d’Ilbarritz, ndlr.).
Dans le même sens, le pape Léon XIII consacrera « tout le genre humain au Coeur de Jésus » et en fera une solennité pour toute l’Eglise comme rappelé par le Concile Vatican II. Cette fête du Coeur aimant de Jésus parle au coeur de chaque personne. Et lors des temps troubles et douloureux pour le pays, la dévotion au Sacré Coeur reprend sa mission ancienne. Partager dans la foi et l’humanité de Jésus les souffrances commises par les hommes qui s’en éloignent en reprennant des conduites plus primitives. Puis reviennent vers ces lieux de rencontres familiales et personnelles de plus en plus prisées à Paray-le-Monial et Montmartre.
En Vendée, le diocèse de Luçon est consacré au culte du Sacré Coeur et cette année, les visitandines célèbrent les 400 ans de leur fondation.
Faut-il encore se souvenir que la maison Dagourette qui abrite depuis sa fondation le Musée Basque fut auparavant un orphelinat tenu par les Soeurs avant sa confiscation par la Révolution  et l’expulsion des soeurs de Bayonne : le quartier Saint André garde encore leur souvenir rue des Visitandines !

NOTE : ce vendredi 28 juin, la fête du Sacré-Coeur de Jésus, fête patronale de la Congrégation de Bétharram, revêtira une solennité particulière. C'est ainsi qu'aura lieu, vendredi 28 juin, au sanctuaire de Bétharram, un rassemblement au cours duquel sera dispensé, à partir de 17h, un enseignement-conférence sur "Saint Michel Garicoïts et le Sacré-Coeur", suivi, à 17h45, d'une adoration du Saint-Sacrement puis, à 18h30, des vêpres chantées précédant, à 19h, la célébration de l'Eucharistie. Après un repas tiré du sac sera donné un Concert-Prière suivi d'une procession aux flambeaux une fois lanuit tombée (animation assurée par le Petit Choeur Saint-Michel-Garicoïts). Renseignements : sanctuairesdebetharram@gmail.com   ou 06 43 25 48 04

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