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la lettre du Pays-Basque

Manifestation

L’Agenda de la semaine

La Tamborrada donostiar © DR

En vedette
- la fête de la Bixintxo – autrement dit St Vincent – fêtée en plusieurs endroits, dont Ciboure où une curieuse tradition (semblable à celle des marins luziens qui célèbrent la Fête-Dieu au moment de l’Epiphanie et de la Fête des Rois afin de permettre la présence des pêcheurs de morue qui, au printemps, sont à Terre-Neuve) fait décaler à Ciboure, pour le même motif sa fête Dieu en hiver, à la date du 22 janvier correspondant à ses fêtes patronales de la Bixintxo : les marins ziburutar portent une barque sur leurs épaules au cours de la procession.

A Hendaye, samedi 20 janvier, dès 17 h 30 à Belcénia, défilé des enfants pour le retour de Pellot, le « renard basque », grande figure hendayaise et dernier corsaire français connu. Grand spectacle musical, à 21 h au fronton Daniel-Ugarte au son d’Alos quartet.

- Tamborrada donostiar

Comme chaque 20 janvier, Saint Sébastien vit au rythme des tambours festifs de la Tamborrada dont

l’histoire recoupe plusieurs épisodes, entre autres le siège de la ville par Wellington à l’été 1813. Hendaye fait partie de cette tragédie, puisque la reddition de Saint-Sébastien suit directement l’échec de la bataille de San Marcial et sera suivi de la bataille de la Bidassoa et l’entrée des armées de Wellington sur le sol français, à Hendaye ! Mais l’origine de la Tamborrada donostiar est sans doute bien antérieure à l’époque napoléonienne pour remonterait à l’an 1597, quand une épidémie de peste fit processionner les Donostiars le 20 janvier avec les reliques – aujourd’hui perdues - de saint Sébastien entre l’église de Santa María et celle placée sous l’invocation du Saint qui se trouvait au quartier de l’Antiguo. Cette procession aurait cessé lors de la destruction de la cité par l’armée anglo-espagnole de Wellington. On lui substitua des cérémonies à l’intérieur des églises mais en souvenir de cette procession, une autre forme de défilé fut institué quelques années plus tard.

Le siège de Saint-Sébastien (en réalité, il y en eut 2) durera du 7 juillet au 8 septembre 1813, Très dur. Toutes les attaques violentes sur la ville échoueront, causant des pertes énormes chez les assaillants. De surcroit, les marins basques parvenaient à ravitailler la ville depuis la mer, en apportant des vivres, des secours et en évacuant les blessés. Ce siège se termine tragiquement par la destruction totale de la ville et le massacre de la population par les armées anglo-espagnoles pendant une semaine (31 août). Les Espagnols considéraient les Basques, surtout les Guipuzcoans, comme alliés des Français, afrancesados (peut-être, à cause des promesses d’unification des provinces basques d’Espagne et de France faites en 1811 par Napoléon à Garat).

Quant à la Tamborrada, son défilé pourrait avoir été influencé par les armées napoléoniennes qui organisaient, dans toutes les villes où elles se trouvaient, de fréquentes parades avec des costumes légendaires et de la musique pour impressionner les populations. Cependant, il y avait déjà un précédent de défilé militaires avec les bataillons guipuzcoans, sorte de milice, comme en Labourd, créés en 1703 par le nouveau roi de la dynastie Bourbon, Philippe V. Mais l’origine précise des barils ou petits tonneaux sur lesquels frappent les participants au défilé de la Tamborrada proviendrait d’une tradition liée aux boulangers et aux porteurs d’eau du début du XIXe siècle. Deux fontaines publiques sont évoquées par les historiens : Kanoieta et San Vicente ; les artisans de la cité et plus particulièrement les boulangers très nombreux à l’époque (38 en 1841), avaient l’habitude de venir se servir en eau. Se trouvant là à l’aube dans l’attente de leur tour, ils s’amusaient en frappant sur leurs barils, à imiter les « rataplan » des tambours de la troupe. En 1836, le 20 janvier, jour de la Saint Sébastien, ils décidèrent de parcourir les rues de la ville au son de leurs barils et instaurèrent ainsi cette tradition, tous les ans, à la même date.

Il existe également autour de cette fontaine une autre version qui semble réunir le plus grand nombre d’historien : les soldats de la garnison entendirent un matin un grand vacarme autour de la fontaine. Ils y descendirent, pensant y trouver un quelconque danger, et y trouvèrent en fait des marins en train de tambouriner sur leurs barils à sardines. Ils furent alors tellement soulagés par cette découverte qu’ils se mirent à accompagner les marins dans leur divertissement. Ils se promirent ensuite de se retrouver à la même date l’année suivante: la Tamborrada était née.

Malgré tout, les armées napoléoniennes ne seraient quand même pas totalement étrangères à cette tradition : lors du siège de St Sébastien par Wellington, les français voulaient « faire peur » à l’ennemi en faisant beaucoup de bruit. Dans les principales musiques impériales, on retrouve une utilisation importante des tambours et même des tambourinades, exécutées uniquement par les tambours, en alternant frappes des tambours et des baguettes ! D’ailleurs, dans l’armée française, le chef de la clique s’appelle le Tambour-major ! On prétend même que les premières tamborradas utilisèrent des uniformes et des tambours retrouvés dans le fort de la ville. A cela, on peut encore ajouter quelques réminiscences carnavalesques, lorsque des amis se réunissaient pour monter des animations. 

La Tamborrada de Saint-Sébastien commence en réalité la veille de la fête du saint, c’est à dire le 19 janvier, à minuit, en ouverture de la Saint Sébastien, sur la place de la Constitution où confluent toutes les tamborradas des différentes sociedades ou sociétés de la Ville. Il s’agit d’associations entre hommes qui se réunissent de manière informelle à l’occasion d’un anniversaire, d’une bonne partie de chasse, ou tel jour de la semaine. Très répandues dans toutes les cités du Pays Basque Sud, ces « Sociedades » sont à l’origine, en particulier, d’événements gastronomiques, culturels, festifs, d’ochotes ou de groupes musicaux – txistulariak, etc. Ils semblent avoir remplacé en ville les anciennes cidreries qui ont émigrés vers les périphéries, au XIXe siècle.

Et pour cette soirée du vendredi 19 janvier, ce sont chacune de ces sociedades qui, regroupant tous leurs membres, forment une Tamborrada (rendez-vous vers 23h sur la place de la Constitucion, dans la vieille ville). L’accompagnement musical est assuré, selon le cas, soit par une banda d’instruments, soit par une banda de txistus. Mais le plus bel élément de la fête, bien sûr, c’est le défilé de plusieurs milliers d’enfants ce samedi 20 janvier de 12h (départ à la mairie) et toute l’après-midi dans les rues de la ville, dont certains à cheval : chaque collège arme une tamborrada ! (en cas d’intempéries, le défilé des enfants serait décalé au lendemain dimanche 21 janvier.

AGENDA

Vendredi 19 janvier
Anglet
Centre Tivoli à 18 h 30 : conférence « Le Chant basque d’Iparralde, passé et présent » par Beñat Itoiz, musicien, historien de la chanson basque (27, rue d’Euskadi, entrée libre).

Bayonne
+ Musée Basque à 15h conférence UTLB : « La fabuleuse épopée des dynasties angevines médiévales » par Claude Belvèze, Professeur d’histoire.  Salle Xokoa, entrée 5 € pour les non abonnés

+ Cinéma l’Atalante : à 20 h 30, projection en avant-première de « Handia », le film qui a décroché une mention spéciale du jury et prix du meilleur film basque au Festival international du film de Saint-Sébastien, nommé dans 13 catégories aux prix Goya 2018. Projection (en présence de l’acteur Joseba Usabiaga et de l’écrivain Itxaro Borda) précédée d’un apéro-pintxo à 19 h 30 à L’Atalante (7, rue Denis-Etcheverry à Saint-Esprit).

Biarritz
Musée historique (rue Broquedis) à 18 h 30 : conférence d'Éric de La Maisonneuve, stratège et historien, sur Les routes de la soie d’hier et d’aujourd’hui

(analyse du « rêve chinois » et du règne de Xi Jinping à la lumière de la très riche histoire des « Routes de la soie, de Marco Polo aux réseaux ferroviaires et maritimes actuels » (entrée 5 Euros).

Ascain
Gaztetxe (près de la Poste) à 19 h : pièce de théâtre « Oroitzen naizeno » (tant que je me souviens, une histoire sur le temps qui passe, sur la mémoire et son effacement progressif) écrite et interprétée par Maddi Zubeldia (entrée 5 euros, au profit de l’ikastola d’Ascain).

Dax
L'Atrium à 20 h 30 : les Amis du Théâtre de Dax présentent la pièce de théâtre « Le révizor » de Nicolas Gogol (1836-1841, sur une idée d'Alexandre Pouchkine) par la Compagnie Toda Via Teatro (Dans une petite bourgade russe du XIXe siècle, une rumeur sème la panique parmi les habitants : l’arrivée en ville du « Révizor », un fonctionnaire envoyé incognito de Saint-Petersbourg pour inspecter le bon fonctionnement de l’administration locale. Comment le repérer ? Comment le neutraliser ? Car, évidemment, on a beaucoup à cacher et à se reprocher ! L’apparition d’un vagabond va engendrer la terrible mécanique des quiproquos, et démasquer la véritable nature des personnages : juge, gouverneur, marchands, domestiques… Personne ne sera épargné. Une mise en scène au cordeau, un rythme effréné, huit acteurs de haut vol : un des succès majeurs du dernier festival d’Avignon !

Samedi 20 janvier

Bayonne
Cathédrale Sainte-Marie à 19h30 : Veillée musicale, concert de l'ensemble vocal ORBCB, violoncelle et orgue, sous la direction de L. Casabianca, donné au profit de la restauration du Grand-Orgue. Entrée et participation libres.

Biarritz

+ Gare du Midi à 20 h 30, tour de chant de l’artiste lyrique Amaury Vassili, également chanteur

de variétés aux capacités vocales exceptionnelles (entrée de 45 à 50 €, offices de tourisme ou tél. 05 59 59 23 79 ou entractes-organisations@wanadoo.fr).

+ "Marche pour la Vie" à Paris : un bus-couchettes partira de Biarritz le samedi 20 janvier à 20h (arrêts: Bayonne, Dax, Mont de Marsan puis Bordeaux) afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de participer, dimanche 21 janvier, à la Marche annuelle pour la Vie à Paris. Tarif aller-retour: entre 50 et 60€ (tarif enfants: à définir). Informations et inscriptions : 06 86 51 86 09 ou cyrkou@orange.fr

Saint-Jean-de-Luz
Médiathèque de Saint-Jean-de-Luz à 16 h : mini-concert avec André Villéger et Philippe Milanta, jazzmen de renom, entrée gratuite, inscription obligatoire (05 59 26 28 99).

Bardos
Salle du cinéma à 20 h : la troupe adultes du Théâtre en herbe met en scène « La Nuit de Valognes » d’Éric-Emmanuel Schmitt (cinq femmes du XVIIIe siècle réunies dans un manoir normand en constituent l’intrigue (entrée libre).

Bidache
Bibliothèque à 18 h, 2e édition de la Nuit de la lecture animée par
Christine, Marie-France, Virginie, Xavier et Jean. Plusieurs intervenants liront des passages d’œuvres à leur goût. Des auteurs sont attendus.

Tardets (Haute Soule)
Eglise à 20 h 30 : spectacle vivant créé par Élisabeth Soulas (musiques, chants du monde et jeux d’acteurs au bénéfice de l’association Autisme Pau Béarn Pyrénées. (entrée 10 Euros, réserv. au tél. 06 89 62 13 41).

Puyoô
Salle paroissiale de Puyoô (derrière l'église) de 14h30 à 17h : première rencontre autour de l'Atelier Théâtre Notre-Dame pour le lancement d'une troupe de théâtre intervillages et "intergénérationnelle" pour de futures manifestations en tournée dans les villes et les villages du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron. Date de la 1ère représentation prévue : samedi 13 octobre à Puyoô. Renseignements : 06 03 29 49 22 ou ateliertheatrenotredame@gmail.com

Dimanche 21 janvier

Isturitz
Eglise d'Isturitz à 16h30 : concert au profit de l’Association "Ma Maë à l’Infini" est une Association loi 1901 créée en mai 2017 par Eliane Larraburu, maman d’une petite Maë qui a un retard psychomoteur avec des Troubles du Spectre Autistique. Cette Association a pour objet de faire connaître le cas de Maë et de sensibiliser de façon plus générale au Handicap, elle a pour but de recueillir des fonds et de fédérer les bonnes volontés, de créer, au cours de manifestations dans la région, des animations pour récolter des dons afin de financer les surcoûts liés au handicap et non pris en charge par les différents organismes. Ce concert est en libre participation, et les dons recueillis lors de celui-ci seront versés à "Ma Maë à l'infini".

Ciboure
Fronton municipal à 11 h 45, Vin d’honneur de la Bixintxo animé par les anciens d’Arrantzaleak.

Urt / Abbaye de Belloc
Abbaye Notre Dame de Belloc, chez les Bénédictins, à 15h30 : Atxik Berrituz organise un temps de prière pour la Paix au Pays Basque / Bakearen alde Euskal Herrian eta munduan et dans le monde : 15h30 Chants et poèmes pour la paix ; 16h Paroles d'acteurs de la paix au Pays Basque ;
16h45 Vêpres chantés en basque. Atxik Berrituz Kolektiboak otoitzaldi bat antolatzen du Bakearen alde Euskal Herrian eta mundu osoan. Hau iraganen da 2018ko urtarrilaren 21ean, igandez, 15.30etan Belokeko fraile beneditarren monastegian : 15.30etan Bakearen aldeko kantu eta olerkiak; 16etan Bakegileen lekukotasunak;16.45etan Bezperak kantatuak euskaraz.
https://atxikberrituz.blogspot.fr/

Aicirits
Salle (chauffée) à 16 h : spectacle chants et danses par la chorale Meek et les 28 danseurs du groupe Lümendi entraînés par les musiciens de la txaranga du groupe Burgaintzi d’Arbouet (trikitixas, accordéon, txirula guitare, violons et violoncelle, pandero, alboka et percussions) au profit d'Amikuzeko ikastola (office du tourisme de Saint-Palais. Billetterie en ligne: www.saintpalais-tourisme.com

Tardets (Haute Soule)
Mascarade : les acteurs défileront à partir de 9 h 30 (hôpital à 10 h, mairie 10 h 30, trinquet 11 h 15, Arhampia 12 h 15 et place centrale à 12 h 45. La représentation se déroulera devant le château Daguerre vers 15 h 30.

Lundi 22 janvier

Bayonne
Cathédrale à 18h : Messe pour Louis XVI - dîner à partir de 19 h 30 – inscriptions à louis.angulo@experts-comptables.fr

Mercredi 24 Janvier

Biarritz
Cinéma Royal (8 avenue Foch) à 14h30 : projection de "Biarritz Surf Gang", un film de Nathan Curren et Pierre Denoyel dans le cadre du FIPA - Festival International de Programmes Audiovisuels. Vivre le surf à Biarritz dans les années 1980, c’était refuser le système. Une soif d’absolu et de sensations pures qui pouvaient mener au haut des tableaux de compétitions ou bien directement en prison. À travers les portraits des surfeurs de la Grande Plage de Biarritz, le film raconte une période charnière pour le surf qui passe d’une contre-culture à un sport de haut niveau. C’est l’histoire inconnue des six meilleurs surfeurs européens des "Eighties". L’histoire de leurs grandeur et décadence.

Annonces diverses 

Biarritz
Médiathèque : dans le cadre de l’atelier multimédia, le Département image propose ce trimestre d’explorer avec les enfants la photographie. Autour du thème de la lumière et du ciel, découverte de la prise de vue argentique, numérique, sorties photo, retouches des images et préparation de l’exposition de leurs travaux prévue en mai dans le hall de la médiathèque. Tous les mercredis de 14h à 15h30 jusqu’au 4 avril (interruption pendant les vacances de février). Participation : 35€ (tarif réduit 25€ pour les enfants dont les parents sont demandeur d’emploi). Places disponibles pour l’atelier photo des 8-11 ans, inscriptions et renseignements auprès du Département image (2, rue Ambroise Paré à Biarritz, tél. 05 59 22 58 60 ou dpt.image@biarritz.fr).

Mauléon
L’association Mauleko Pastorala lance un concours d’affiche ouvert à tous pour la pastorale (format 40 x 60 cm avec texte inscrit sur le projet : « Belako Zalduna Pastorala, Maulen, 2018ko üztailaren 29an eta agorrilaren 5an, 15:30 tan ». L’affiche devra être remise à l’accueil de la mairie de Mauléon pour le 16 mars, dernier délai.

Hasparren
Jusqu’au 30 janvier, la médiathèque Pierre-Espil accueille l’exposition de la rencontre des deux artistes Antton Pochelu et Jean-Louis Fauthoux.

Hendaye
L’atelier de céramique d’Irún expose jusqu’au 27 janvier à l’espace culturel Mendi Zolan à Sokoburu (ouvert du mercredi au samedi, de 10 h à 13 h, et de 15 h à 19 h, entrée libre, tél. :05 59 48 30 49).

 

Commentaires

Réagir
  1. Robert Viverge
    le 19/01/18 à 09h06

    Et ne pas oublier le Dimanche 21 Janvier à 16h30, le concert caritatif que donnera le choeur XARAMELA a l'église de Isturits, au profit de l'association Ma Mae a l'infini. Entrée libre. Les dons recueillis a ce concert seront reversés à l'association.


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