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la lettre du Pays-Basque

Cinéma

L’actualité cinématographique

« Sacrifices of War » © DR

Bardos : l’association « Les Bobines rurales » programme ce vendredi soir 28 décembre au cinéma « La Cour de Babel », un documentaire de Julie Bertucelli qui évoque les échanges, conflits et joies de collégiens d’une classe d’accueil pour apprentissage du français.

Saint-Palais : jeudi 3 janvier 15 h au Complexe Saint-Louis sera projeté « Arthur et la magie de Noël », un ciné-conte suivi à 15 h 45 de « Il neige doux », un conte animé par « les sardines à lunettes » (tarif unique film + conte 6 euros).

Biarritz : du 7 au 10 mars, dans le cadre de Cin’espaces 2019, projections de films, conférences, expositions, contes etc. sur le thème des moyens et habitudes de déplacements, d’hier à aujourd’hui…et demain ? Cette programmation riche et diversifiée est proposée par le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement en partenariat avec le cinéma d’arts et d’essai « Le Royal » et la médiathèque de Biarritz. Concours photographique (gratuit et ouvert à tous) pour réaliser une exposition photographique sur le thème « les modes de déplacements » photo à envoyer à l’adresse contact@caue64.fr

Nouvelles productions de SAJE Distribution (89 boulevard Auguste Blanqui, 75013 – Paris).

- début février prochain, DVD d’un nouveau biopic sur le pape Jean-Paul II, une production italienne avec John Voight et Christopher Lee, deux grandes figures du cinéma américain : l’itinéraire incroyable de saint Jean-Paul II, depuis sa jeunesse en Pologne, jusqu’à ses derniers jours en tant que Pape.

- Le film « Victor, de l’ombre à la lumière », est désormais disponible, exclusivement en projection publique en paroisse ou dans un établissement scolaire. Il raconte la très belle histoire vraie d’un jeune adolescent originaire de Puerto Rico, forcé de survivre dans les méandres des rues malfamées de Brooklyn. Tenté par le pouvoir des gangs et l’addiction aux drogues, il menace son équilibre et celui de sa famille. Jusqu’au jour où Dieu fait irruption dans sa vie, grâce à la prière incessante de sa maman : ce film sort en partenariat avec deux communautés qui se sont spécialisées dans l’accueil de jeunes toxicos : la Communauté du Cenacolo et Saint Jean Espérance (pour organiser une séance, contacter Mathilde au 01 58 10 75 15 ou par mail : communication@sajeprod.com)

- « Sacrifices of War », nouveau DVD au catalogue. C’est un film extrêmement fort sur le courage, le sacrifice et la rédemption qui se déroule pendant le massacre de Nankin, perpétré par l’armée japonaise en 1937. Christian Bale est tout simplement impressionnant dans le rôle du héros John Miller (non recommandé aux adolescents en dessous de 16 ans).

Prenant le massacre du Nankin comme décor, Zhang Yimou abandonne le temps d'un film ses magnifiques fresques historiques en costumes pour s'emparer d'une période de blessures profondes pour la Chine alors sous le joug d'une invasion japonaise inhumaine. Les premières minutes donnent d'ailleurs le ton en décrivant des officiers nippons implacables et barbares ayant réduit la ville en véritable champ de ruines. Seule semble rester debout cette église faisant office d'orphelinat où vivent des enfants qui ont perdu leur tuteur et protecteur. Ceux-ci deviendront des proies pour des militaires fatigués en quête de chair fraîche et d'innocence à arracher, à souiller.

L'arrivée d'un groupe de ravissantes femmes de mauvaise vie dans la cathédrale permet au réalisateur de poser les enjeux de son intrigue en opposant la jeunesse des enfants et l'expérience des prostituées accueillies par le nouveau maître des lieux, un pilleur de troncs américain qui, tout au long du film, trouvera la force de puiser en lui l'essence de ce qui fait, peut-être pas le héros, mais du moins un sauveur.

La surveillance japonaise du lieu transformera bientôt le film en un huis-clos maitrisé et sous tension. Une première irruption sauvage matérialisera la menace et les véritables intentions japonaises, avant qu'un colonel n'habille ses noirs desseins d'un raffinement et d'une culture de façade.

Zhang Yimou alterne dans sa réalisation une photo aux tons chauds pour son huis-clos et le grisâtre des scènes de guerre en caméra portée pour mieux opposer les contraires. Comme au sein de son église où sont obligés de cohabiter sous l'influence de Christian Bale de jeunes orphelines réticentes et des prostituées extraverties et hautes en couleurs. D'abord difficiles, les relations s'attendriront et transcenderont les différences de classes sociales quand il sera question de protéger l'enfance innocente et pure de la concupiscence barbare. Afin que les violences et les vies sacrifiées ne se répètent pas. Entre légèreté et tragique, comportements héroïques et violence aveugle, la réalisation magnifique de Zhang Yimou devient aussi poignante en ce que le sort réservé aux jeunes filles apparaît jusqu'au bout inéluctable.

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