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Musique

L’Académie et le Festival Ravel concluent en beauté !

Les jeunes talents de l’Académie au château d’Arcangues, et « La périchole » à Bayonne © DR

En cette fin de semaine de clôture de l'Académie, les trois derniers concerts à l’Auditorium Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz représentent l’aboutissement de deux semaines intenses que les jeunes musiciens auront vécu non seulement par les rencontres souvent décisives avec de grandes personnalités musicales, mais également par le contact avec le public fervent des master-classes. Pour nombre d’entre eux, la session 2019 va se prolonger avec de multiples invitations de festivals et de saisons musicales, dans le cadre d’une diffusion du Festival Ravel qui ne cesse de se développer en Nouvelle Aquitaine et ailleurs. De nombreux organisateurs viendront découvrir et apprécier les grands talents d’avenir à l’occasion de ces concerts qui auront lieu samedi 14 septembre à 11h et à 15h, ainsi que le lendemain dimanche 15 septembre à 11h. La cérémonie de remise des prix aux jeunes talents lauréats se déroulera ce même dimanche 15 septembre à 19h30 à l'Auditorium Ravel de Saint-Jean-de-Luz.

Quant au Festival Ravel, il proposera encore trois concerts :
- Vendredi 13 septembre à 21h à l’église d’Urrugne : Daniel Roth sur l’orgue d’Urrugne. Le titulaire du grand orgue de Saint-Sulpice à Paris, instrument mythique s’il en est, est aussi le père de François-Xavier Roth qui sera venu quelques jours auparavant avec son orchestre « Les Siècles » : la musique est souvent une histoire de dynasties ! Cet héritier de la grande tradition française de l’orgue romantique est aussi un grand interprète de la musique baroque. L’orgue d’Urrugne, qu’il va découvrir, révélera toutes les facettes de son immense talent : grand répertoire (Bach, Berlioz, César Franck), transcription, improvisation…
- Samedi 14 septembre à 20h30 à l’église de Ciboure : pour sa première apparition au festival, le Quatuor Diotima invite Jean-Frédéric Neuburger et nous offre un des monuments du répertoire : le 2ème Quintette de Fauré. Au programme également, le Quatuor à cordes de Ravel, que le jeune compositeur de 27 ans dédie à son maître Gabriel Fauré. Enfin, en miroir, le 2ème Quatuor à cordes du compositeur polonais Karol Szymanowski, dont l’ensemble de l’œuvre est empreint de musique française. Pour mémoire, rappelons qu’en voyage sur la Côte Basque à l’été 1925, celui-ci séjourna à l’Hôtel d’Angleterre de Saint-Jean-de-Luz… Né en 1986 à Paris, Jean-Frédéric Neuburger étudia l’orgue, le piano et la composition avant d’entrer à treize ans au Conservatoire de Paris où il obtint cinq premiers prix (classes de Thierry Escaich, Jean Koerner, Jean-François Heisser), avant de se perfectionner en 2012 à la Haute Ecole de Musique de Genève pour un Master de direction d’orchestre (classe de Laurent Gay). Nommé à 22 ans professeur au Conservatoire de Paris, il poursuit une double activité de compositeur et de pianiste / chef d'orchestre.
- Dimanche 15 septembre à 16h au Théâtre de Bayonne : à l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Offenbach, l'Atelier lyrique de l’Académie Ravel présente sa production originale de « La Périchole », célèbre opéra-bouffe dont le montage a eu lieu pendant la session de l’Académie avec certaines répétitions ouvertes au public. La « première » créée à Bayonne sera suivie d’une tournée en 2020. Avec, dans le rôle-titre, la mezzo-soprano Marine Chagnon, le ténor Bastien Rimondi dans celui de Piquillo, ainsi que les barytons Olivier Cesarini et Joseph Pernoo (le vice-roi Don Andrès et Don Pedro), le ténor Jordan Mouaïssia (Panatellas), etc. Les instrumentistes Stanislass Gosset (violon), Jean-Baptiste Sautereau (alto), Clément Dami (violoncelle), Emeline Bouillier (contrebasse, la fille d'Yves Bouillier), Nei Asakawa (flûte), Angel Villart (accordéon). Sabine Vatin, direction musicale et Vincent Vittoz, mise en scène.
Opéra bouffe de Jacques Offenbach sur un livret de Ludovic Halévy et Henri Meilhac, inspiré d'une comédie de Prosper Mérimée, « Le Carrosse du Saint-Sacrement », « La Périchole » avait été créée le 6 octobre 1868 au théâtre des Variétés à Paris. À Lima, le vice-roi du Pérou sort s'encanailler incognito — croit-il — auprès du bon peuple. Deux chanteurs des rues, la Périchole et son amant Piquillo, n'ont guère de succès, même pas l'argent pour se marier. Alors que Piquillo s'éloigne, la Périchole s'endort pour tromper sa faim. Le vice-roi, subjugué par sa beauté, lui propose de devenir demoiselle d'honneur. La Périchole n'est pas dupe mais au comble de la faim, elle accepte et rédige une lettre d'adieu à Piquillo. Celle-ci le plonge au désespoir et il veut se pendre. Heureux hasard, il est sauvé par le premier gentilhomme de la cour qui cherche un mari à la future favorite du vice-roi pour respecter les apparences.
Auteur à succès, Offenbach, violoncelliste d'origine allemande né à Cologne avait ouvert son propre théâtre à Paris en 1855 : les « Bouffes Parisiens » lui valurent de la part de Rossini le surnom de « petit Mozart des Champs-Élysées ». Mais, ayant « participé à la fête impériale » et très redevable à Napoléon III et à Eugénie, Offenbach fut peu reconnaissant à ses bienfaiteurs à la fin du Second Empire, composant même en 1872, pour « se dédouaner », « Le roi carotte », un opéra qui se voulait une satire politique de Napoléon III, sur un livret de Victorien Sardou. Parallèlement au Festival Ravel (et avec son partenariat), ce samedi 14 septembre aura lieu la présentation de la BD « Ravel, un imaginaire musical » (éditions Seuil & Delcourt ) à la librairie « Le 5ème Art » (26, rue Sopite à Saint-Jean-de-Luz), au cours d’une rencontre avec la participation amicale de Jean-François Heisser, président de l’Académie Ravel.

Tarifs : de 10 à 40 €. www.festivalravel.com

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