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la lettre du Pays-Basque

Conférence

Jean-Marie Rouart à Arnaga

Héritier d’une extraordinaire dynastie d’artistes, l’écrivain Jean-Marie Rouart - qui en est un des plus beaux fleurons - revient au Pays Basque à l’invitation des Amis d’Arnaga et de leur président Christian Perret pour y donner conférence et présenter son dernier ouvrage « La vérité sur la Comtesse Berdaiev » qui vient de paraître aux Éditions Gallimard. C’est dans le grand hall de la villa Arnaga, samedi 21 avril à 17h30, que l’académicien français évoquera le souvenir de son ami Jean d’Ormesson, disparu au début de l’année, ainsi que « la tragédie des Russes blancs » à propos de son nouveau roman qu’il dédicacera sur place. Concernant « La vérité sur la Comtesse Berdaiev », son collègue de l’Institut de France Jean-Robert Pitte souligne que Jean-Marie Rouart y « revisite librement l’affaire des Ballets roses qui défraya la chronique au début de la Ve République ».

« On aurait toutefois tort de croire », poursuit le Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, « qu’il a ainsi cédé à l’engouement actuel pour les “docufictions”. Comme il l’explique, cette affaire de mœurs et de pouvoir n’est que la toile de fond sur laquelle il déroule et entremêle les drames humains ô combien plus intemporels et profonds dans lesquels se débattent ses personnages.

Dans ce roman brossant également un tableau affectueux de la petite communauté des Russes blancs de Paris, Jean-Marie Rouart poursuit l’exploration des thèmes qui lui sont chers : la passion amoureuse et l’ambition politique, la tension entre l’intime et le public, l’étrange pouvoir de la beauté et la force du destin qui prend ici la forme de l’Histoire. Avec La vérité sur la comtesse Berdaiev, ce sont ses vérités sur la condition humaine et la fragilité du bonheur qu’il nous confie ».

Et Jean-Marie Rouart d’affirmer au sujet des personnages de son roman : « Quoi qu’ils aient fait en bien ou mal, ils étaient les victimes des circonstances qui les avaient emportés comme des fétus de paille ». Très sensible à la situation de tous ces Russes qui ont vécu en France après la Révolution de 1917, tout en étant injustement mal aimés par les autorités, l’auteur s’est ainsi servi de cette réalité pour bâtir une fiction « tout simplement parce qu’il y avait une femme importante dans l’affaire des ballets roses : elle était Russe et elle a subi une terrible souffrance et une profonde humiliation. Derrière tous mes livres, il y a forcément une injustice. Un roman pour moi doit être soutenu par quelque chose qui pousse l’histoire, qui montre que l’auteur a une conviction spirituelle. Et là, le sujet de mon livre, c’est de dénoncer l’intrusion dévastatrice de la politique dans la vie privée ».

Ce roman est une réflexion sur la condition humaine, dans laquelle la véritable dignité passe volontiers par la légèreté. Noire, rose ou russe, comique et tragique, la vie est un ballet !

Jean-Marie Rouart est né dans une famille d’artistes peintres. Il est l’arrière-petit fils des peintres Henri Rouart et Henri Lerolle. Ecrivain et journaliste, il a publié de nombreux romans et essais.  Il est élu à l’Académie française le 18 décembre 1997 au 26ème fauteuil.

« La vérité sur la comtesse Berdaiev », par Jean-Marie Rouart, Éditions Gallimard, février 2018, 208 p. 17,50 euros.

Samedi 21 avril à 17h30, grand hall de la villa Arnaga, conférence de Jean-Marie Rouart de l’Académie française.

ALC

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