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la lettre du Pays-Basque

Histoire

In Memoriam : une historienne donostiar centenaire

Ana María de Azpillaga et Yarza © DR

 On a appris récemment le décès à l'âge de cent ans d’Ana María de Azpillaga et Yarza, une personnalité pleine de charme dont la conversation, toujours passionnante, s’avérait aussi érudite en matière historique que perspicace pour l'actualité qu'elle suivit jusqu'à ses derniers jours. Née à Saint-Sébastien en juin 1918, c’est sous son nom d'épouse, Ana de Sagrera, qu’elle avait publié ses nombreuses biographies historiques, avec un intérêt marqué pour le carlisme. D’une ascendance militaire, son grand-père avait combattu pendant la troisième guerre carliste dans les armées de Don Carlos VII et son père, Don Javier Azpillaga Arteche, avait été élevé en exil avant d’être élevé au grade de général. De plus, sa lignée paternelle la rattachait à l'histoire par Don José Gómez Arteche et Moro de Elexabeitia (1821-1906), lieutenant général, homme politique, spécialiste de traités et membre de l'Académie royale d'histoire, qui publia une histoire de la Guerre d'Indépendance en quatorze volumes qui fait autorité. La mère d’Ana María de Azpillaga descendait également d’une vieille famille basque, les Yarza originaires d’Oñate en Guipuzcoa.

Durant son enfance, la future historienne avait croisé à Vitoria la veuve de Carlos VII et bien plus tard, lors d'une manifestation carliste dans une ferme près de Saint-Jean-de-Luz, elle avait fait la connaissance de Doña María de las Nieves de Bragance, épouse d'Alphonse-Charles de Bourbon, le dernier prétendant carliste en ligne directe à la Couronne d’Espagne et prétendant légitimiste au trône de France.

Parmi les nombreux livres qu’elle a publiés, cette spécialiste des biographies féminines – lauréate de nombreux prix - est l’auteur d’un ouvrage consacré à « La jeunesse de l’Impératrice Eugénie », ainsi qu’à diverses autres souveraines (dont « La Duchesse de Madrid », Margarita de Bourbon Parme, épouse de Carlos VII et dernière reine des carlistes), aux Olazábal et à d’autres familles qui ont marqué le carlisme. R.I.P.

 

 

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