Logo BasKulture

la lettre du Pays-Basque

Patrimoine Portrait

In Memoriam : Jérôme Dimitri, le photographe des stars à Biarritz

Jérôme Dimitri devant son échoppe « Hollywood » sur la place Clemenceau © DR

On ne l’avait pas vu à Biarritz cet été, arpentant les restaurants de la côte, depuis « Chez Albert » et l'« Operne » jusqu’à l'Hôtel du Palais, vous « hélant » de son retentissant « Gentlemen » prononcés avec un fort accent slave et vous fixant de ses yeux mi-amusés avant de vous fixer – en noir-et-blanc -  sur la pellicule d’un de ses appareils de photos fixés sur une barrette métallique… Jevrem Dimitrijevic, alias Jérôme Dimitri, est parti, presque en catimini, avant la saison, pour rejoindre ses héros au paradis des Serbes, Draga Maschin, son égérie chérie, et son royal époux Alexandre, fils de la reine Nathalie de Serbie qui séjourna à Biarritz à la fin du XIXe siècle, jusqu’à la Grande Guerre, dans son palais de Sacchino à Bidart. Leurs photos trônaient dans sa boutique avec celles des célébrités qu’il avait prises dans son objectif.

Il voulait jumeler les villages de la Côte basque visités par la malheureuse souveraine avec des communes de sa Serbie natale : Jérôme Dimitri était intarissable sur ses « héros » dont il parlait avec une affection non feinte, ayant réuni une considérable documentation sur le sujet qu'il était fier de montrer dans son magasin donnant sur la place Clemenceau (après avoir sévi rue Simon Etcheverry).

Jêrome Dimitri est né à Surdulica en Serbie où il avait passé son enfance et sa jeunesse. Le Père Krsta était transporteur et soldat de la première guerre mondiale. Il lui avait appris le courage et la fierté. La mère, Roska, l’honnêteté et l’altruisme. Après avoir tâté de l’Ecole de Travaux Publics, il était parti à l’étranger par la Slovénie et l’Autriche avant d’arriver à Paris où le hasard d’une amitié l’orientera vers la photographie et même le cinéma : il interprétera quelques seconds rôles de caractère dans une quinzaine de longs métrages comme « Les culottes rouges » d'Alex Joffé, avec Laurent Terzieff et Bourvil.

 

 

 

Commentaires

Réagir

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.