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la lettre du Pays-Basque

Nos disparus

Hervé de La Lande d'Olce, jaun nafartar egiazkoa

Hervé d’Olce, jovial sonneur de trompe et défenseur de son château du Pouy © DR

Ce sont des obsèques très émouvantes que sa famille, ses proches et ses amis, venus en grand nombre lui dire un dernier adieu à l’église de Saint-Martin de Hinx (Landes), ont réservé au commandant Hervé de La Lande d'Olce, disparu à la veille de ses 65 ans à la suite d’un terrible accident : il avait été  écrasé par sa fendeuse à bois après l'avoir dételée de son tracteur. Un malheur qui a plongé dans la consternation sa famille, en particulier ses trois filles : Isabelle et Anne (avec sa première épouse Véro­nique Jaussoin, ainsi qu’Aurore (avec sa deuxième épouse Marion, elle-même capitaine dans l'Armée de Terre de réserve opérationnelle avant d'être procureur, et fille de militaire, Compagnon de la Libération) ; ses sœurs Lila, Migueline, Hélène, Claude, Martine et Cécile. A l’issue d’une messe très fervente terminée par une poignante « Prière du para » reprise par la nombreuse assistance, son beau-frère et ami d’enfance Arnaud de Martin de Vivies a retracé la personnalité si attachante du disparu, depuis leurs promenades et leurs chasses sur les terres de la propriété familiale du « Pouy » à Saint-Martin de Hinx, jusqu’à son mariage avec Migueline, la sœur d’Hervé, ainsi que leurs carrières militaires. Comme officier parachutiste des Troupes de Marine, Hervé d’Olce avait été envoyé dans maints pays et territoires, du Cambodge à la Nouvelle-Calédonie ; il avait également commandé des unités en métropole, en particulier en Normandie, avant de regagner la vie civile tout en étant resté, jusqu’à il y a peu, dans la « Réserve Opérationnelle ». Membre du conseil d'administration de l'Union Nationale Parachutiste, il avait reçu la Croix du combattant remise il y a deux ans par le président des Anciens combattants lors de la cérémonie du 8 Mai à Saint-Martin-de-Hinx. Nombreux étaient les militaires en tenue ou porte-drapeaux qui ont rendu les honneurs à leur camarade, parmi eux on notait la présence du général Zeisser. Mais, comme l’ont souligné le prêtre officiant et  Arnaud de Vivies, Hervé d’Olce fut également un père très attentionné pour ses filles (et ses petits enfants), ainsi que pour tous ses amis et voisins, toujours prêt à les aider à la moindre occasion. Egalement chef d’entreprise apprécié, toujours disponible pour ses clients dont beaucoup devinrent des amis, il présida également l’association pour la restauration de la chapelle de l’île de Bérens sur l’Adour.

Ce « Jauna » dans l’acception basque du terme descendait de l’ancienne famille navarraise des Olço remontant à un valeureux chevalier dans la compagnie des seigneurs de Luxe (il était le neveu de Pero Periz de Luxe) déjà mentionné dans les archives du royaume de Navarre en 1399. La terre d’Olce sera érigée en baronnie en 1654, elle donnera entre autres Jean d’Olce, né en 1605 au château d’Iholdy qui, sacré évêque par son oncle Mgr Bertrand d’Echauz, sera nommé à Bayonne en 1643 et mariera Louis XIV et l’infante Marie-Thérèse d’Espagne en 1660 à Saint-Jean-de-Luz. La famille sera continuée par les La Lande, barons de Magescq, auxquels obligation sera faite de prendre le nom et le titre de baron d’Olce. RIP.  

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