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Livre

Guillaume d’Alançon, lauréat du Prix des Trois Couronnes : « Frères chrétiens, levez-vous ! »

Le Père Dimitri Smirnov avec Guillaume d’Alançon © DR

Samedi prochain au château d’Arcangues, Guillaume d’Alançon sera un des lauréats  du Prix des Trois Couronnes pour son livre « Frères chrétiens, levez-vous ! », un témoignage choc pour réveiller l'Occident. L’ouvrage, paru récemment aux éditions Artège, est une entrevue avec le Père Dimitri Smirnov, président de la Commission pour la famille, la protection de la maternité et de l'enfance au Patriarcat de Moscou que Guillaume d’Alançon avait rencontré pour la première fois lors d’un voyage en Russie en 2014 : « il s’était exprimé à l’occasion d’une rencontre avec des personnalités françaises engagées pour la défense de la famille et de la vie, spécialement celle des plus fragiles. Ses propos, simples et accessibles, méritaient d’être davantage connus ».

L’idée de réaliser un livre d’entretien avec lui a ainsi fait son chemin : « au confluent du catholicisme et de la chrétienté orthodoxe, nos rencontres étaient sous-tendues par une recherche commune de la vérité », précise encore Guillaume d’Alançon. « S’il est arrivé qu’à certains moments je puisse ne pas partager les mêmes vues que lui, je priais intérieurement, appelant au secours le Saint-Esprit pour qu’il inonde notre conversation de sa lumière ».

Ce livre veut faire partager la rencontre de deux chrétiens, un laïc catholique et un prêtre orthodoxe, l’un interrogeant l’autre, sur des sujets essentiels. « Au long des heures passées avec le Père Smirnov, j’ai pu mesurer son attachement à la famille, à la défense de la vie innocente, à l’amour de la beauté, à la seigneurie du Christ sur les nations, à la divine liturgie… Joie aussi de mieux connaître cette belle tradition russe et son blanc combat contre tous les totalitarismes, communiste mais aussi libéral… En arrière-plan, les icônes paisibles et graves, ornaient le salon de nos échanges ».

Né en 1951, le Père Dimitri Smirnov est actuellement président de la Commission patriarcale pour la famille, la protection de la maternité et de l'enfance. Figure très populaire en Russie, auteur à succès, il est depuis 1991 recteur de l'église Saint Mitrofan de Voronej.

Face à une culture libérale qui agit contre Dieu et contre l'homme, le Père Dimitri Smirnov appelle à un réveil des consciences. Riche de la tradition religieuse orthodoxe estimable en bien des points pour les catholiques, il nous aide à repérer les lignes de crête où les chrétiens doivent s'engager avec audace : défense de la vie, de la famille, crise morale et politique, zèle missionnaire, évangélisation par la beauté...

Dans un entretien libre et très accessible, il se confie sur son pays, son histoire personnelle sous l'ère soviétique mais aussi sa vision de l'Eglise catholique et de la liturgie. Pour ceux qui s'intéressent à la richesse de l'orthodoxie, ces pages sont plus qu'une belle entrée en matière, elles apportent des raisons de croire que les chrétiens doivent aspirer à l'unité dans la foi. Né en 1951, A propos de la protection de la vie et de la famille, il serait utile de signaler que l'Église orthodoxe russe compte ouvrir prochainement 13 nouveaux refuges maternels, 57 nouveaux centres de protection de la maternité et 72 autres projets consacrés aux activités dans le domaine de la protection de la vie et de la prévention de l'avortement. Un concours public pour les projets de prévention de l'avortement a ainsi validé 142 projets émanant de 93 diocèses de l'Église russe et ses gagnants recevront 38 millions de roubles, collectés cette année avec la bénédiction du patriarche Kirill dans toutes les églises russes à l'occasion de la Journée de l'enfance. Aujourd'hui, l’institution compte 58 foyers pour femmes avec enfants, dont 57 ont été créés au cours des sept dernières années. Ils s’ajoutent à la centaine de nouveaux centres d'aide humanitaire ouverts dans 89 régions de Russie à la suite du concours de 2016.

Quant à Guillaume d'Alançon, après avoir été pendant cinq ans le « secrétaire » de l’évêque de Bayonne il dirige l'Institut pour la Famille en Europe.

Auteur de plusieurs ouvrages philosophiques, historiques et religieux, Guillaume d'Alançon n’est cependant pas le doux intellectuel que d’aucuns se plairaient à imaginer : à la charnière de la trentaine et de la quarantaine, ce jeune père de famille nombreuse s’est toujours impliqué dans une vie sociale très active, depuis l’organisation de camps pour la restauration de l’ancienne chartreuse de Bonnefoy dans l’Ardèche jusqu’à ses fonctions dans la Communauté d'Agglomération de Montluçon où, après le service Relations avec la population, il a été en charge de la culture avec la mise en place d’un salon du livre qui avait drainé des centaines d’auteurs et dix mille visiteurs quotidiens… Dans son livre « L'audace libératrice - L'homme politique face au Système » paru aux Editions Pierre Tequi, Guillaume d'Alançon évoquait cette fonction de gouvernement qui impose à celui qui s'en trouve investi d'aiguiser son discernement et de connaître les moyens d'accomplir sa tâche : « Il lui faut pour cela pénétrer avec audace jusqu'à son cœur, lieu des décisions profondes. Loin de l'agitation politique, des affaires du monde et du souci de plaire aux hommes, l'élu y fera des choix libérateurs, synonymes de maturité sociale ». Cette véritable « fécondité de l'homme engagé au service de la communauté », Guillaume d'Alançon a toujours voulu la nourrir par un ressourcement dans nos racines dont une époque parfois prompte à les effacer a privé les jeunes générations : « cet éloignement de nos racines depuis cinquante ans contribue à expliquer la crise que nous connaissons. Avec mes livres (en particulier ceux consacrés à la spiritualité des Chartreux, proches de ses ascendances familiales, ndlr.) je m’emploie à retrouver le fil d’une histoire oubliée. Nous devons être des passeurs de culture et de mémoire, comme les écrivains, les paysans et tous ceux qui sont au contact des réalités ». Car, à défaut de « reconstruire ce tissu humain », précise Guillaume d'Alançon, « nous serions vite réduits à l’état d’individus malléables à loisir »… Guillaume d’Alançon a déjà été lauréat, il y a quelques années, du Prix littéraire Trois Couronnes pour son livre consacré à « Saint Anthelme » (également publié chez Artège) et ses ouvrages sur la spiritualité des Chartreux.

« Frères chrétiens, levez-vous ! », aux éditions Artège, 280 Pages 15€.

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