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Histoire

Grande Guerre 14-18 : deux religieuses sur le « front » médical à Bayonne

Quand les soldats blessés recevaient les soins des religieuses © DR

Lorsque la guerre est déclarée en août 1914, l’Église de France manifeste son patriotisme en dépit de l’anticléricalisme officiel qui avait démantelé le commandement militaire en éliminant les officiers catholiques à la suite de l’« Affaire des Fiches » (notre Lettre du 10 nov. 17). Près de 32.000 prêtres et religieux en âge d’être engagés répondront ainsi à l’appel à la mobilisation.

Si une plaque commémorative rappelle les noms des prêtres et séminaristes morts sous l’uniforme pendant les deux guerres mondiales ainsi qu’en Algérie (visible au parking de la Maison Diocésaine de Bayonne, en face de l’actuelle « Cité des Arts » et du Conservatoire régional), on connaît beaucoup moins le travail réalisé par les sœurs pendant la guerre de 14, dans leurs « ambulances » de la région de Bayonne, à « la Miséricorde », institution tenue par les Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul. L’abbé Esponde a réussi à obtenir quelques éléments sur deux d’entre elles, particulièrement actives et dévouées dans les hôpitaux bayonnais.

Leurs dossiers, très succincts, figurent dans « Le Livre d’Or du Clergé et des Congrégations » pour la Guerre 1914-1918

- Rosa-Marie George, Sœur Vincent en religion (entrée en 1885 chez les Filles de la Charité de St-Vincent de Paul), née le 6 mai 1857 à Armentières (Nord) : elle a passé plus de 53 ans à la pharmacie de l'hôpital Saint-Léon de Bayonne. Pendant la Grande Guerre, s'ajoute à son office le service des contagieux. de jour et de nuit, elle soigne, encourage, veille "ses" petits soldats comme une mère. Les médecins connaissent son savoir-faire, son expérience et s'en remettent volontiers à elle, "la première pharmacienne de Bayonne", selon leur expression. N'a-t-elle pas reçu la "médaille des épidémies" et le croix de chevalier de l'Ordre de la Santé publique ? Le diplôme porte : "n'a cessé, depuis le début de la guerre, de donner les soins les plus constants et les plus dévoués aux malades atteints d'affections contagieuses". A l'Armistice, soeur Vincent continuera son travail à l'hôpital au-delà de 80 ans en suscitant autour d'elle maintes vocations d'infirmières qu'elle formera. Retirée, elle continuera de prier des dizaines de chapelet "pour le laboratoire, afin que ces Messieurs ne commettent pas d'erreurs"...  

Elle disparaîtra le 28 août 1948 à l'Hôpital Saint-Léon de Bayonne, à l'âge de 91 ans.

- Marie Bordenave, Sœur Louise en religion, née à Lescar le 24 mai 1877, Fille de la Charité de St Vincent de Paul, a reçu la Médaille d’honneur des Epidémies, médaille de bronze.

 « Hôpital complémentaire n° 20 Bayonne - Lycée Marracq, route de Cambo - 340 lits - Fonctionne du 18 août 1914 au 28 décembre 1916 - A sa fermeture hôpital et personnel transférés au sanatorium de Capbreton HC n° 20 (Landes). »

« 1919. En fait il s'agit du transfert des malades atteints de tuberculose qui du 17 août 1914 au 28 décembre 1916 étaient soignés à l'HC n° 20 de Bayonne ».

Rédaction

 

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