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Patrimoine

Évêché de Bayonne : départ de Guillaume d'Alançon

Guillaume d'Alançon parmi sa famille et ses amis © DR

Mercredi, à l'évêché de Bayonne, après la messe célébrée à la chapelle par Mgr Aillet, un sympathique pot de départ a permis à ses amis de prendre congé de Guillaume d'Alançon, récent Prix des Trois Couronnes (Prix de l’essai philosophique et spirituel) pour « Frères chrétiens, levez-vous ! », livre d'entretiens avec le Père Dimitri Smirnov (Patriarcat de Moscou) paru il y a quelques mois aux éditions Artège. Secrétaire de l'évêque de Bayonne pendant cinq ans, Guillaume a dirigé l'Institut pour la Famille en Europe et s'est récemment rendu en visite au Mont Athos... Ayant « renforcé sa foi après avoir éprouvé la vie de l'Eglise derrière la tapisserie, ce qui n'était pas gagné d'avance », il vogue maintenant avec sa nombreuse famille (qui était présente à cette conviviale assemblée) vers d'autres horizons professionnels…

Auteur de plusieurs ouvrages philosophiques, historiques et religieux, Guillaume d'Alançon n’est cependant pas le doux intellectuel que d’aucuns se plairaient à imaginer : ce jeune père de famille nombreuse s’est toujours impliqué dans une vie sociale très active, depuis l’organisation de camps pour la restauration de l’ancienne chartreuse de Bonnefoy dans l’Ardèche jusqu’à ses fonctions dans la Communauté d'Agglomération de Montluçon où, après le service Relations avec la population, il a été en charge de la culture avec la mise en place d’un salon du livre qui avait drainé des centaines d’auteurs et dix mille visiteurs quotidiens… Dans son livre « L'audace libératrice - L'homme politique face au Système » paru aux Editions Pierre Tequi, Guillaume d'Alançon évoquait cette fonction de gouvernement qui impose à celui qui s'en trouve investi d'aiguiser son discernement et de connaître les moyens d'accomplir sa tâche : « Il lui faut pour cela pénétrer avec audace jusqu'à son cœur, lieu des décisions profondes. Loin de l'agitation politique, des affaires du monde et du souci de plaire aux hommes, l'élu y fera des choix libérateurs, synonymes de maturité sociale ». Cette véritable « fécondité de l'homme engagé au service de la communauté », Guillaume d'Alançon a toujours voulu la nourrir par un ressourcement dans nos racines dont une époque parfois prompte à les effacer a privé les jeunes générations : « cet éloignement de nos racines depuis cinquante ans contribue à expliquer la crise que nous connaissons. Avec mes livres (en particulier ceux consacrés à la spiritualité des Chartreux, proches de ses ascendances familiales, ndlr.) je m’emploie à retrouver le fil d’une histoire oubliée. Nous devons être des passeurs de culture et de mémoire, comme les écrivains, les paysans et tous ceux qui sont au contact des réalités ». Car, à défaut de « reconstruire ce tissu humain », précise Guillaume d'Alançon, « nous serions vite réduits à l’état d’individus malléables à loisir »… Guillaume d’Alançon a déjà été lauréat, il y a quelques années, du Prix littéraire Trois Couronnes pour son livre consacré à « Saint Anthelme » (également publié chez Artège) et ses ouvrages sur la spiritualité des Chartreux.

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