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Tradition

Euskaltzaindia rend hommage aux traducteurs des écrits liturgiques en basque

Les « traducteurs liturgiques » basques à Rome (au milieu Michel Idiart, futur curé de Sare) © DR

L’Académie de la langue basque Euskaltzaindia vient de rendre hommage aux prêtres et religieux des diocèses de Bayonne, Pampelune/Iruñea, Donostia/Saint-Sébastien et Bilbao, qui, à la suite du Concile Vatican II, avaient commencé à traduire en basque les textes liturgiques traditionnels, jusque-là édités en latin. Pour le Saint-Siège, il s’agissait de transmettre aux familles la doctrine chrétienne d’une manière plus pratique et adaptée à la réalité de chaque communauté, en l’occurrence dans les diocèses basques, alors que pour Euskaltzaindia, c’était une remarquable opportunité de promouvoir la langue basque dans un « environnement » politique qui ne lui était pas favorable.

C’est en 1967 que les traducteurs des équipes diocésaines s’étaient rencontrés pour la première fois, et deux ans plus tard, il avait été décidé de créer un groupe de travail interdiocésain unique qui s’attela également à la musique religieuse qui accompagnait les messes : « le même texte avait été accepté mais il fut publié selon trois variantes : en labourdin pour Bayonne, en biscaïen pour Bilbao, la troisième version étant réservée au reste des territoires », se rappelait le vicaire général du diocèse de Bilbao qui a également annoncé la publication d'un documentaire « Bizkaian Eleizea euskerearen alde » (l'Église de Biscaye, en faveur de la langue basque), l’occasion de voir pour la première fois une profession de foi du seizième siècle écrite en Biscaye par une bienheureuse de l’ordre des Clarisses. « C’est peut-être l’un des plus anciens documents écrits en Biscaye, il a été découvert parmi les livres et documents conservés au couvent de San Antonio à Durango. Actuellement, ce document se trouve dans les archives ecclésiastiques de Bilbao, car les religieuses ont laissé leur héritage bibliographique et archivistique entre les mains du diocèse afin de mieux le conserver.

Andres Urutia, président d’Euskaltzaindia, a présenté cet hommage aux prêtres et religieux, (dont certains sont déjà décédés), qui s’étaient consacrés à la traduction des missels et des prières. Et bien que l’événement ait eu lieu à Bilbao, il y avait aussi dans cette équipe des religieux de Bayonne, Donostia et Pampelune, qui avaient accompli un très gros effort de traduction et d’adaptation, entre autres Emile Larre qui assurera la succession du chanoine Laffitte à la direction de l’hebdomadaire basque « Herria ». Pour notre part, nous y ajouterons l’œuvre  des moines de Belloc, sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir prochainement.

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