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Musique

Cathédrale de Bayonne : le centenaire de l’Armistice avec Mozart

L'Ensemble Orchestral de Biarritz sous la direction d’Yves Bouillier © DR

C’est un ensemble exceptionnel qui donnera le dimanche 11 novembre à 16h, une pièce tout aussi exceptionnelle, le Requiem de Mozart : il s’agit de l'Ensemble Orchestral de Biarritz et des chœurs de l'Orchestre Symphonique du Pays Basque renforcés par la chorale Chantadour, avec pour solistes Solange Añorga, soprano, Maela Vergnes, alto, ainsi que le ténor donostiar Iñigo Vilas Molina et Hervé Hennequin, basse.

« Nous avons une fin d'année bien chargée et exceptionnelle avec l'Ensemble Orchestral de Biarritz puisque nous allons donner le 2 décembre notre traditionnel grand concert de fin d'année à la Gare du Midi ; concert intitulé « Entrez dans la danse » qui sera, comme l'an passé, présenté par Christian Morin », annonce son chef et créateur, Yves Bouillier. Mais auparavant, c'est à la cathédrale que le public pourra retrouver l'Ensemble Orchestral le Requiem de Mozart : « Il y aura 200 artistes réunis pour honorer ce chef d 'œuvre », précise le violoncelliste. « L'orchestre sera composé de 60 musiciens et ce sont les chœurs de l'OSPB et de Chantadour réunissant 140 choristes qui interprèteront avec nous ce Requiem. Ce concert sera lourd émotionnellement compte tenu de la date (11 novembre, centenaire de l’Armistice) : des personnalités liées aux associations d'anciens combattants et représentants de l'armée seront présentes. C'est Pascal Mathieu qui organise régulièrement des concerts à la cathédrale et très grand mélomane qui présentera ce concert ».

Concernant les interprètes, les mélomanes connaissent bien l'Ensemble Orchestral de Biarritz qui est composé de musiciens amateurs, « d'excellents amateurs jeunes et moins jeunes », souligne Yves : « notre formation grandit et progresse d'année en année puisque c'est entre 5 et 10 très bons musiciens, anciens élèves du Conservatoire régional Maurice Ravel ou issus d'autres conservatoires qui nous rejoignent chaque année ».

Quant à leur mission première de professeur au conservatoire, elle est de former des musiciens amateurs qui pourront par la suite s'exprimer musicalement et profiter de leur parcours fait au  conservatoire pour pratiquer la musique ensemble : « la mission de notre orchestre répond parfaitement aux attentes de ces musiciens », conclut Yves Bouillier.

Le Requiem de Mozart, une œuvre exceptionnelle

Parce que Mozart est mort en le composant, son Requiem est entré dans l’histoire auréolé de légendes. Mais au-delà de tous les mythes, la beauté grave et solennelle de l’œuvre demeure. Véritable testament musical du compositeur, son Requiem n'en finit pas de captiver. L'acceptation et le renoncement exprimés se conjuguent à une énergie vitale hors du commun et particulièrement bouleversante. Épuisé par la maladie et la pauvreté, Mozart sait, quand il commence le Requiem, qu’il ne pourra pas le terminer. Mais la commande sera bien payée et il faut bien nourrir Constance et leurs deux garçons. En effet, il mourra sans avoir pu l’achever, en décembre 1791. La commande lui avait été remise, peu de mois auparavant, par de mystérieux intermédiaires envoyés par le comte Franz de Walsegg, riche aristocrate autrichien. Musicien amateur, le comte rêvait d’être reconnu comme compositeur ; aussi, il n’hésitait pas à commander des œuvres aux musiciens les plus en vue pour, ensuite, les faire passer pour siennes dans ses concerts privés. L’argent permet bien des choses… Mais il en exige aussi : comment se faire régler une œuvre inachevée ? Constance confia la poursuite du travail à deux élèves de Mozart, parfaits connaisseurs de ses œuvres et de ses pratiques musicales ; ils s’appuyèrent sur les nombreuses esquisses laissées par leur maître et écrivirent selon ce style qu’ils maîtrisaient si bien. Cette noble tâche permit à Constance de toucher la somme promise. C’est sous cette forme que le Requiem entra dans sa postérité, une longue histoire placée sous une étrange constellation qui réunit le génie, le mystère, la filiation, la transformation, la mort. La mort, doublement : le Requiem est la messe des morts du culte catholique. La tradition lui confère une grandeur sombre et tragique que les compositeurs de tous les temps ont illustrée par leur musique. Mozart est mort à 36 ans, alors qu’il travaillait à son Requiem.

Dimanche 11 novembre à 16h, cathédrale de Bayonne, Requiem de Mozart par l'Ensemble Orchestral de Biarritz, les chœurs de l'Orchestre Symphonique du Pays Basque, la chorale Chantadour, et les solistes Solange Añorga, soprano, Maela Vergnes, alto, Iñigo Vilas Molina, ténor et Hervé Hennequin, basse. Chefs de chœur : L. Casabianca et N. Harel. Direction : Yves Bouillier. Entrée : 15 euros / 5 euros - 18 ans (renseignements : bayonne-tourisme - resa : 05 59 46 09 00 et billetterie sur place 1 heure avant le concert

https://eobiarritz.wixsite.com/eobiarritz

 

 

 

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