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la lettre du Pays-Basque

Cinéma

Brouillarta au « Royal » à Biarritz

Cinéma Le Royal à Biarritz © DR

Le cinéma « Le Royal » est une vénérable institution culturelle au centre de la ville de Biarritz à deux pas de la Grande Plage (première exploitation en...1918 !) Il comprend trois salles totalisant 479 places ou sont projetés environ 400 longs métrages par an avec diverses animations et avant-premières. Sa fréquentation est approximativement de 85.000 spectateurs/an. C’est donc un outil culturel et pédagogique important pour les Biarrots et les visiteurs occasionnels. Il représente avec l’Atalante de Bayonne, sur la rive droite de l’Adour, les deux établissements du circuit art et essais. Ainsi, les films qui nous sont proposés, venus du monde entier, par ces deux exploitations sont de qualité certaine.

Le « Royal » appartient à la Mairie de Biarritz qui a signé la dernière délégation de service public (DSP) avec l’association « Version Originale » (VO) en juillet 2014. D’une durée de six ans, celle-ci prendra fin en juillet 2020.

Le directeur du Royal, Vincent Glenn (fils du grand chef opérateur Pierre-William Glenn) vient d’être licencié au bout d’un an (Septembre 2017 - Septembre 2018). Le nouveau Président Version Originale Jean-Marie Tixier dans un éditorial récent nous avait promis « un nouvel élan pour le Royal ! ».

Le départ du dernier directeur succédant a celui de la précédente directrice, Stéphanie Jaunay fin 2016 (au bout de 10 mois !), interpelle les spectateurs assidus du Royal, dont nous sommes. Dans son même éditorial, le président Jean-Marie Tixier nous informe qu’une Assemblée Générale Extraordinaire avait eu lieu (où ?) et que le Conseil d’Administration de « Version Originale » avait été renouvelé.

Le système ternaire qui existe au Royal (propriété municipale, gestion par une association, et direction opérationnelle) ne peut que générer des effets néfastes dans la mesure où l’association VO reste dans l’ombre et « apparaît », de l’avis général des spectateurs du Royal, cadenassée, avec quasi pas d’adhérents. A titre d’exemple, l’Atalante avec son association « Cinéma et Culture », adossée au même système ternaire, compte… 1.200 adhérents. Ses assemblées générales sont publiques (environ 150 personnes y assistent), l’accès aux membres du Conseil d’Administration est aisé, etc.

Nous sommes très inquiets du devenir de ce pôle culturel au cœur de la ville, qui est géré par une association opaque, crispée sur elle-même et qui, de ce fait indéniable, ne nous donne aucune visibilité sur l’avenir. Elle demeure pour nous, spectateurs assidus qui ne voulons pas rester passifs, « un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme » (Winston Churchill l’avait dit à propos de la Russie). Il est urgent qu’elle entre dans la lumière, se transforme en une structure visible, ouverte, flexible, à l’écoute, car les défis sociologiques, culturels et autres n’attendent pas à l’heure de l’érosion au niveau national de la fréquentation des salles de cinéma en France.

             

 

Commentaires

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  1. michele solle
    le 02/09/18 à 12h28

    excellent article qui ne cache pas le côté obscur de la force , mais quelle force? Pour avoir bien connu les évolutions du cinéma de Biarritz depuis que l'association VO en avait pris les rênes, j'avoue ne pas trop comprendre ce qu'il s'est passé récemment. J'ai rencontré Vincent Glenn sur un festival cette année,il était inquiet , je constate qu'il avait raison de l'être. J'ai constaté qu'il y avait des attaques contre lui venant d'un directeur d'un multiplex du Bab, sur FAce Book, cette démarche m'avait, pour le moins surprise et même choquée . Certes cette association VO mériterait de se réunir avec des coiffes pointues tant elle mystérieuse et opaque , qui en sont les membres? Personnellement j'aimerais bien savoir quels sont les griefs que l'on reproche à Vincent Glenn, dont j'appréciais la programmation, et comment va-t-on procéder à la nomination d'un(e) autre dirigeant (e) . Il me semble qu'en tant que partie prenante , la mairie de Biarritz aurait son mot à dire? Le dit-elle? Et comment en sommes nous informés?


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