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Tradition

Biarritz : l’anniversaire du Génocide des Arméniens, une journée d’émotion !

Le président Parakian avec un jeune récitant (en 2016) © DR

Ce samedi 22 avril, Agur Arménie - association culturelle France Arménie Pays Basque - organise la commémoration du 102e anniversaire du génocide des Arméniens en 1915.

Un dépôt de gerbes devant le Monument aux Morts de Biarritz aura lieu à 11 h en présence du maire Michel Veunac et de Clément Parakian, président d’Agur Arménie. Les élus, les représentants des Cultes, les associations d’Anciens Combattants et de nombreuses personnalités locales rendront hommage au 1,5 million d’Arméniens exterminés lors de ce premier génocide du 20e siècle.

Agur Arménie, forte de sa centaine de membres, pour la plupart descendants des martyrs arméniens de 1915 et de tous les amis qui les soutiennent, milite inlassablement pour la reconnaissance internationale de ce crime contre l’Humanité qui, à ce jour, est nié par la Turquie et non reconnu par la plupart des pays. Cette année marque le 102e anniversaire d’un génocide qui reste toujours impuni ce qui en a entraîné, hélas, bien d’autres. Après ce moment d’intense émotion, les Amis de l’Arménie sont invités au restaurant  Les Baigneuses  à partager le verre de l’amitié.

Ce génocide ignoré en Europe

La journée du Souvenir se prolongera par la lecture de « L’Arménienne » en présence de son auteur, Gaya Guérian. Ce livre, sous-titré « l’indestructible fil de la vie… survivre au génocide », sera dédicacé par l’écrivain à la Médiathèque de Biarritz à partir de15 h 30.

Bernard Fixot, Pdg de XO Éditions qui ont publié l’ouvrage de Gaya Guérian était « tombé par terre » lorsqu’il a lu « ces scènes d’une rare violence », en interrogeant sur la raison de l’ignorance de ce génocide. « Cela s’est passé très loin de l’Europe, il y a cent ans, mais surtout, on ne nous a jamais rien appris à l’école sur ce sujet. Nous avons réalisé qu’en 1915 les Français étaient préoccupés par la guerre, dans les tranchées à Verdun, et peu informés de ce qui se passait au-delà de l’Hexagone. J’ai « inventé » et publié en 1997 Le livre noir du Communisme aux Éditions Robert Laffont, qui évoquait le génocide des Cambodgiens. Mais je crois que, si j’avais lu un ouvrage d’historien sur le sujet, cela ne m’aurait peut-être pas touché autant que les trois scènes dans lesquelles Gaya Guérian décrit l’horreur qu’ont vécue les Arméniens : les enfants de Trébizonde enfermés dans des sacs de jute puis jetés dans les eaux de la Mer Noire, une femme qui accouche sur le chemin de la déportation et que les soldats obligent à creuser la tombe de son enfant et à l’étouffer avec de la terre ! J’ai été effaré par cette sauvagerie et pourtant j’ai lu de nombreux livres sur la Shoah.

La journée se poursuivra aucinéma « Le Royal » qui a programmé à 19 h 15 le film « Sans retour possible » des réalisateurs Jacques Kébadian et Serge Avédikian. Agur Arménie dédie également cette journée du souvenir à tous les Chrétiens d’Orient encore aujourd’hui persécutés.

 

Han izango dena

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