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Manifestation

Bayonne : le Père Noël descend de la cathédrale ce dimanche 16 décembre

Le Père Noël descend de la cathédrale © DR

L’esprit bayonnais demeure jouissif. On s’amuse avec les choses simples de la vie. En ces jours qui précèdent Noël, le solstice de l’hiver invite aux facéties et aux singularités.

Le Père Noël est déjà venu. Dans l’antichambre des magasins, en devanture et dans la rue, il arbore son manteau rouge blanc, sa coiffe et sa perruque. Les familles sont à la joie juvénile de leurs enfants.

Ce dimanche 16 décembre, depuis le maire, son chef de cabinet jusqu’aux élus de la culture, des commerces et du tourisme, on se prête à la joie.

Le Père Noël descend de la cathédrale par le jeu d’une cordée de parachutiste, accompagné d’un lutin vert pour le bonheur des enfants. Mais que faisait-il en ce lieu depuis l’an passé ?

Le revoilà attaché à sa corde, saluant ses admirateurs, applaudi comme un héros des jours festifs. Il est revenu, il est bien là, et le commentaire qui l’accompagne est jouissif.

Viendront les jours de joie, sous un ciel humide, arrosé, mais qu’importe, le bonheur est dans la rue.

Les lanternes portées par un ballon remonteront vers le ciel le 22 décembre prochain.

La foule sera au rendez-vous comme l’an passé.

Pour vivre dans le solstice de l’hiver pour les uns, la joie de Noël pour d’autres.

Entre ciel et terre, la communion est intime. On jouit comme des boys scouts de cette aventure de l’esprit qui habite le cœur de chacun. Ne souriez pas ! On prétexte la joie enfantine mais les adultes sont aussi réjouis que leurs chérubins. La simplicité de ces instants de bonheur est communicative.

On en redemande sans cesse aux organisateurs qui cherchent chaque année une nouveauté.

Viendra le feu d’artifice si présent dans nos pays à l’heure des liesses festives.

De la terre et du ciel, suivra le passage de l’Olentzero, le charbonnier de noir, sombre et mal remis de l’hiver. Il sillonnera les rues, suivi des enfants en nombre. Il est parfois accompagné de masques et d’habits rustiques du terroir. Peaux de bête, chaussons de cuir et de tissu.

La magie féérique de Noël emprunte les traditions de la légende dorée des mythes de la population agraire d’antan. Dans une ambiance bon enfant. L’instant furtif de cette venue est partagé par un public inattendu.

Au temps jadis, on s’est battu pour renoncer à ces facéties, mais la nature humaine n’aimant guère l’absence de rites du temps des saisons qui passent, de nouveaux artisans de la fête ont suppléé leur abandon par de nouvelles manifestations, contrastées, étranges parfois, mais bien présentes.

Père Noël, Olentzero, crèches vivantes ou statiques, chacun vient à son heure pour célébrer Noël à sa façon.

La cathédrale dispose en son sein de la crèche érigée par les séniors bayonnais. Il y en a donc pour tous les goûts.

L’heure n’est pas encore venue d’introduire le roi Léon dans la cathédrale aux côtés du Saint Léon, patron de la ville. Ni d’ériger la crèche dans les couloirs de la mairie comme en d’autres lieux. Mais chacun reconnaît les siens dans ce paysage bigarré de Noël, des chalets, des terrains de glisse, des lanternes, des étals de chocolat et de tant d’autres agréments de la fête et de la joie. A Bayonne les papilles gustatives sont activées.

Les chansonniers vouent leur culte à ces vocalises de Pantagruel qui font l’adhésion du plus grand nombre, à l’heure des festivités de la fin de l’année.

Nadau, Eguberri, Noche buena, qu’importe, il s’agit bien de Noël pour chacun dans le paysage de tous. Jusqu’à ces populations nomades qui traversent désormais le Pont Saint-Esprit pour un voyage vers l’ailleurs. De l’ancienne Porte de France qui n’a jamais si bien porté son nom providentiel, passage de tant de populations de jadis, Portugais, Espagnols, Marocains et Algériens, Français d’Afrique du Nord qui empruntèrent ce chemin du retour ou de l’exode. Bayonne voie de passage, “première ville de France et d’Espagne” est habitée de cette histoire. On l’aurait oublié parfois pour les plus jeunes générations qui le sachant, s’entichent toujours de ce riche passé.

 

 

 

 

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